Courage

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 9 (2001 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 27 octobre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
-------------------------------------------------
- Corrigé du DM sur la poésie du 17 novembre 2008 -

I. Questions préalables.
1) - thèmes communs : souffrance, sacrifice, courage, liberté.
- contexte historique : publiés dans le même recueil, même idéologie.
- intention des auteurs : décrire réalité de la guerre, les souffrances, appeler à larésistance.
- forme adoptée : poésie en vers libre pour les deux premiers ; ballade pour le dernier. Répétitions dans les poèmes.
2) - utilisation de la première et de la deuxième personne dans les poèmes. Chez Eluard : « ma belle ville » (v.16) ; « Tu ne supportes pas » (v.19) ; chez Desnos : «  je l’entends » (v.10) ; chez Aragon : « je referais » (v.2), « Tu peux vivre » (v.9). Le « je » desdeux premiers texte = le poète. Dans le 3° = résistant qui souffre.
Les « tu » : chez Eluard, désigne la ville de Paris. Chez Aragon, utilisés par ceux qui torturent pour désigner le résistant.
- Passage du singulier au pluriel, du particulier au général : on part d’un cas particulier pour élargir à un peuple entier, afin de convaincre les Français d’imiter le courage d’un résistant….
II.Ecriture :
Sujet d’invention : Vous deviez adopter un ton polémique (par ex : répétitions, anaphores, antithèses, jeux sur les sonorités). Il fallait utiliser des exemples parmi les textes du corpus, les poèmes étudiés en cours….
Commentaire :
Paul Eluard, de son vrai nom Eugène Grindel, est l’un des fondateurs du mouvement surréaliste dont il s’est éloigné peu avant la guerre, vers 1937,pour se rapprocher des communistes. Le poème « Courage », publié de façon clandestine aux Editions de Minuit en 1943 sous l’occupation allemande, relate les souffrances du peuple parisien du temps de l’occupation allemande.
Nous allons voir en quoi ce texte est un poème militant, un poème d’espoir, destiné à redonner « courage », comme l’indique son titre, aux Parisiens.
A partir de l’évocation deParis occupé et des images contrastées qu’offre cette ville, Eluard semble vouloir exprimer sa compassion, tout en incitant ses concitoyens à la révolte.
*
Eluard consacre une grande partie de son poème à l’évocation de la capitale de la France et aux conditions de vie des Parisiens.
Toutd’abord, la construction du poème met la ville en valeur : les dix premiers vers décrivent les dures conditions de vie imposées aux habitants de Paris, puis, du vers 11 au vers 24, le poète s’adresse directement à la ville, comme à une personne, avant de terminer en s’adressant à ses « frères », à partir du vers 25. De même, le mot « Paris », mentionné onze fois, est très souvent repris au début des versou des phrases, donnant l’impression d’une sorte de prière, d’incantation dédiée à la ville : « Paris a froid Paris a faim », v.1 ; « Paris ne mange plus » v.2 ; « Paris ma belle ville », v.16.
De plus, Eluard recourt à une personnification de la ville (v.16) confondue avec ses habitants : il emploie à son propos le vocabulaire des sensations, comme la « faim » (v.1), le « froid » (v.1) oula « fatigue » (v.24), le vocabulaire des sentiments (« Et la sagesse et la folie/ De Paris malheureux » v.6 et 7). Il lui prête une silhouette et des activités humaines, comme le montrent les vers 2 et 3. Il s’agit d’évoquer le sort des « pauvres » (v.5) et des « travailleurs » (v.10) qui habitent la ville et subissent durement les conséquences de la guerre et de l’occupation allemande.Enfin, les faits évoqués comme « manger », « dormir » ou « avoir froid » sont très quotidiens et très simples. Mais ces situations quotidiennes suggèrent discrètement une tragédie : le vers d’ouverture indique les manques à travers un rythme binaire « Paris a froid Paris a faim ». C’est alors le tableau des privations : « Paris ne mange plus ». Le poète insiste sur le manque de nourriture : les...
tracking img