Courbe de phillips et effet dinflation.

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  • Publié le : 4 septembre 2011
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Fiche de connaissances

Définitions

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Inflation et déflation (3)

Inflation et déflation (3)

Inflation et déflation La Courbe de Phillips et les effets de l’inflation
L'analyse de l'inflation est l'objet d'un débat essentiel autour de la courbe de Philips.

Cependant, la relation inflation-chômage doit être stable pour servir d'instrument depolitique économique. Or cette relation va se dégrader avec l'apparition de la stagflation au milieu des années soixante dix.

II.

La critique monétariste de la courbe de Philips

I. L'analyse keynesienne de la relation inflation, salaire, chômage
Dans la théorie de Keynes, l'analyse de l'inflation est peu développée. La courbe de Philips va permettre aux keynésiens de la développerdavantage. En 1958, l'économiste néozélandais Philips met en évidence une courbe retraçant la relation entre la progression le taux de salaire nominal et le taux de chômage, en Grande-Bretagne entre 1861 et 1957. Cette courbe montre que lorsque le chômage est faible les hausses de salaire sont importantes. Quand le chômage est important, les salaires augmentent peu. On observe une rigidité à la baisse dessalaires. Cependant, la pression du chômage sur le marché du travail est parfois telle que les salariés acceptent même des baisses de salaire. Il existe un point sur la courbe qui correspond à une inflation nulle. C'est le NAWRU (non accelerating wage rate unemployement, le taux de chômage pour lequel le taux de salaire est stable).

Friedman, chef de file des monétaristes, reconnaît que lapolitique monétaire expansive est efficace à court terme car les agents économiques sont victimes de leurs anticipations adaptatives. Ils n'anticipent pas la croissance accélérée de la masse monétaire. Ils sont victimes d'illusion monétaire à court terme. La courbe de Philips est valable à court terme. Mais dès qu'ils constatent que l'inflation est supérieure à celle qu'ils ont anticipé, ilsréajustent leur offre de travail et leurs encaisses monétaires (pour garder des encaisses cons tantes en termes réels). La courbe de Philips ne marche plus car les anticipations des agents s'adaptent. L'activité et le chômage reviennent au niveau d'origine, correspondant à chômage naturel (Un). Il ne reste que l'inflation. La courbe de Philips de long terme est une droite parallèle à l'axe des ordonnées oùle chômage est naturel, seule l'inflation varie. Les Nouveaux Classiques, avec les anticipations rationnelles, remettent en cause la courbe Philips, même à court terme. Les agents rationnels connaissent le modèle économique, la politique monétaire annoncée par la banque centrale, ils en déduisent le niveau d'inflation. Ils ne sont pas victimes d'illusion monétaire grâce aux anticipationsrationnelles. Ils ne modifient pas leur comportement réel. Le chômage est toujours au niveau du chômage naturel. Le déplacement de la courbe de Philips constaté dès la fin des années soixante explique le succès des politiques monétaristes.

La courbe de Philips est reprise par Samuelson et Solow en 1960. Ils déduisent du taux de salaire la hausse des salaires qui ne p² correspond pas à une augmentationde la productivité est inflationniste. Ils observent que les gains annuels de productivité sont proches de 3%. Ils vont donc retirer de la progression des salaires U les gains de productivité pour obtenir une nouvelle courbe de Philips décrivant une relation entre inflation (p) et chômage (U). Un Le NAWRU devient le NAIRU, non accelerating inflation rate unemployment. Samuelson et Solow déduisentde cette relation une possibilité d'arbitrage de la politique économique entre le plein-emploi obtenu en acceptant un peu plus d'inflation ou un peu moins d'inflation mais au prix d'une augmentation du chômage. Cette courbe servira de fondement théorique aux politiques de stop and go pratiquées en Angleterre dans les années soixante.

p

III.

Les effets de l'inflation

En terme de...
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