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Banque et intermédiation financière

ARTICLES
Exposition des banques européennes aux subprimes

Handicaps de la Banque Postale mis en évidence par la commission des comptes
- BP : 13.000 bureaux / 36000 communes. Leur facteur clé de succès est donc d’être présent. Dans le cas de la BP, beaucoup ne sont pas rentables.
- BP se positionne sur l’assurance.

Northern Rock : accusé d’abuspar ses concurrents

Stratégie banque assurance

JP Morgan rachète Bear Stearns pour 2$ le titre.

ANALYSE D’AKERLOF

Parmi les imperfections de marché, Akerlof se consacre particulièrement à l’étude des asymétries d'information. Les acteurs ne disposent pas de la même information sur le marché. Il utilise l'exemple du marché de voiture d'occasions pour mettre en évidence l'impact desasymétries d'information sur le marché. Le vendeur d'une voiture d'occasion connaît mieux les caractéristiques de sa voiture que l'acheteur éventuel. Les acheteurs savent que le marché comporte des voitures de mauvaise qualité. Ils cherchent donc à payer les voitures au prix le plus bas. Mais à ce prix, les propriétaires de voitures de qualité refusent de les vendre et se retirent du marché. Au final,il ne restera sur le marché que les produits de mauvaise qualité (les lemons en anglais). L'asymétrie d'information provoque un problème de sélection adverse et empêche certains marchés de fonctionner de façon efficiente.
→ L’Etat doit intervenir pour fixer un prix et résoudre l’asymétrie d’information.

Banque et Lemon Market
Cette théorie peut s’appliquer aux banques : On a deux types deprojets ; un risqué et un qui ne l’est pas. Soit X, l’espérance de gain.
La banque ne peut pas évaluer gratuitement le type de projet, et elle n’a pas intérêt à se renseigner. La banque connaît seulement la proportion de projets risqués. Elle propose un taux unique qui reflète le taux moyen de risque des projets. Soit q, son coût de financement. Les entreprises peu risquées vont donc payer tropcher, et les entreprises risquées vont bénéficier du taux bas.

Hypothèses :
- Les banques et firmes sont neutres au risque
- On connaît la fonction de densité du projet
- Les banques veulent maximiser leur profit / taux d’intérêt
- Les entreprises veulent leur profit / risque

Flux en fin de période

→ Banque : Pb = 0 ∫R – S (X + S) f(X ; w)dX + (R – S)∫Xm Rf(X;w)dX(1) (2)
(1) Le projet marche, la banque est remboursée
(2) La banque prend ce qu’elle peut, le projet ne marche pas avec succès.

→ Firme : Pe = 0 ∫R – S Sf(X;w)dX + (R – S)∫Xm (X – R) f(X;w)dX

Propositions
- A un coût de la dette donné, l’entreprise a intérêt à choisir le projet le plus risqué. Pour la banque, c’estl’inverse : elle a intérêt à prendre le projet le moins risqué.
- A un taux d’intérêt donné, il existe un projet critique w° tant que l a firme n’acceptera de financer que des projets de risque > w°.
- Si la banque augmente ses taux, elle augmentera le risque des projets critique w°.
- S’il y a asymétrie d’information → rationnement du crédit et rigidité des taux.

Exemple
Soit, deux firmes,1 et 2. Elles peuvent faire un investissement de 10.000€, financé par emprunt.
i = 10% FLUX DE LIQUIDITES
Entreprise 1 Entreprise 2
50% (+) 11.30013.200
Deux états possibles :
50% (–) 11.100 9.200

Le projet 2 est donc plus risqué.

E(1) = 0,5 (11,3 – 11) + 0,5 (11,1 – 11) = 0,9
E(2) = 0,5 (13,2 – 11) + 0,5 (9,2 – 9,2) = 1,1
→ L’entrepreneur préfère E(2), d’autant plus s’il n’a rien investi : il gagne 2,2 et ne perd rien....
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