Cours de philosophie terminale

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  • Publié le : 28 mai 2011
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- LA DEFINITION DE LA NOTION(introduction et perspective)
- LES GRANDS AXES DE RELEXIONS (position et conception)
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CE FASCICULE VOUS PERMETTRA DE CONNAITRE L’ESSENTIEL DE VOTRE COURS ET D’AVOIR LES IDEES ET ARGUMENTSPOUR VOTRE DISSERTATION.
L’AUTEUR

BONNE CHANCE A TOUS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

La conscience
INTRODUCTION  
Commençons avec un peu d’étymologie. Le mot français conscience vient du latin conscientia qui est formé de cum qui signifie« avec », et de scientia pour « science ». Être conscient lorsque nous agissons, éprouvons quelque chose, réfléchissons, etc. c’est ainsi posséder simultanément une connaissance de ces actes, sensations, réflexions. Cette connaissance peut avoir tous les degrés de clarté, depuis le sentiment le plus vague jusqu’au savoir le plus évident. La conscience est donc comme un redoublement à l’intérieurde nous-mêmes de ce que nous faisons ou pensons. Il devient ainsi clair que la distinction que nous faisons communément entre une conscience du monde, comme attention ou sensibilité à ce qui se passe en dehors de nous, et une conscience de soi ou conscience réflexive, comme état intérieur ou sentiment de notre existence, n’est pas réellement pertinente car la philosophie nous apprend que laconscience que nous avons de nous-mêmes est toujours conscience de nos rapports au monde, de nos relations avec les autres êtres, les autres personnes, etc. Cela ne signifie cependant pas que la conscience soit un concept univoque qui aurait eu un noyau de signification partagée par tous les philosophes. Tout au contraire, il y a une distinction très nette (que l’on retrouve dans notre langageordinaire) dans l’histoire de la philosophie entre la conscience conçue comme « conscience morale », permettant de distinguer le bien du mal et ayant un but principalement pratique, et la conscience comme source de connaissance de soi et du monde et ayant un but principalement théorique.
LES GRANDS AXES DE REFLEXIONS
-    L’absence du concept de conscience chez les Grecs : Les Grecs n’avaient pasde terme pour désigner la conscience bien que peu à peu (notamment avec les stoïciens), l’idée d’un souci de soi, d’une attention portée à l’intériorité ait pris de plus en plus d’importance.   
-  La conscience comme conscience morale : La conscience fut tout d’abord entendue comme norme du bien et du mal, comme instance de jugement. Elle est voix intérieure. Cette première conception estrestée prégnante dans toute l’histoire de la philosophie. La conscience morale peut relever du sentiment (Rousseau) mais aussi de la raison (Kant).       
-La conscience est une invention récente : L’idée de la conscience comme rapport de la pensée à elle-même et comme fonction de connaissance des activités mentales, de la vie psychique, est née avec la philosophie classique (Descartes et Lockenotamment)
-         La conscience comme fondement de la philosophie : À partir de Kant, les réflexions sur la conscience dominent la scène philosophique. Les diverses conceptions de la conscience s’opposent, mais le primat de celle-ci demeure incontestable.
-         Les critiques de la conscience : La conscience morale a pu être contestée comme n’étant rien d’autre qu’ensemble de préjugés,...
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