Cours de premiere: espoirs de paix et gm

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Guerres mondiales et espoirs de paix

Comment la Première Guerre mondiale transforme-t-telle l'expérience combattante dans le cadre d'une guerre totale ? Comment se manifestent la guerre d'anéantissement et les génocides des Juifs et des Tsiganes durant la Seconde Guerre mondiale, en quoi un nouveau seuil dans la guerre totale et dans la violence est-il franchi ? Quels moyens sont mis enplace pour éviter une nouvelle guerre totale au lendemain de chaque conflit ?
Finalement, comment penser la guerre (guerre totale...) et la paix à l'échelle du monde jusqu'en 1945 ?

A) La Première Guerre mondiale : l'expérience combattante dans une guerre totale
1) Se battre à Verdun
Contexte : Echec d'une guerre courte (3 août l'Allemagne déclare la guerre à la France) car lesalliances sont de forces égales, on passe d'une guerre de mouvement à une guerre de position (guerre de tranchées : armées s'immobilisent le long des fronts).
Etude d'une bataille, symbole de la guerre totale et de la violence de la guerre : Verdun (questions p73).
Bataille qui oppose les soldats allemands (qui veulent « saigner à blanc l'armée française ») et les soldats français (en positiondéfensive).Elle dure 10 mois en 1916. Les poilus (soldats français de la 1ère GM) dirigés par le général Pétain (« On les aura ») résistent aux bombardements et offensives allemands. Ils se relaient (« le tourniquet ») à Verdun car l'intensité des combats est telle qu'il est difficile d'y tenir longtemps (70 % de l'armée française a combattu à Verdun, ils y parviennent par la « voie sacrée »).A la finde la bataille, les gains territoriaux sont nuls de part et d'autre mais est considérée comme un victoire française car les Allemands n'ont pas percé le front. Aucune bataille n'aura autant marqué la mémoire des Français. Elle est à l'image de la 1ère GM : extrême violence des combats (710000 morts, villages totalement rayés de la carte...) dans le cadre d'une guerre totale (mobilisation del'arrière pour produire les armements : 30 millions d'obus soit 4 tonnes/mètre carré, l'artillerie joue un rôle-clef et cause 80% des pertes).
2) L'expérience combattante
Violences extrêmes du champ de bataille : pertes effroyables surtout dues aux nouvelles armes (progrès de l'artillerie, gaz de combat utilisés par les Allemands dès 1915...) et à la longueur de la guerre (en moyenne 900Français et 1300 Allemands meurent tous les jours sur le champ de bataille). Au final plus de 15% des mobilisés en France et en Allemagne ont trouvé la mort au combat. Conditions de vie au front sont aussi très dures (insalubrité des tranchées, longues et éprouvantes périodes d'attente...).
Diversité des expériences combattantes : en France seule la moitié des soldats ont été affectés dans l'infanterieoù la mortalité est bien plus élevée (22%) que dans l'artillerie (8%).Les hommes les plus qualifiés sont affectés dans les unités les moins exposées et dans les services administratifs.
Tenir dans une guerre longue : il s'agit de « garder le moral » face à la brutalité des combats et aux conditions de vie sur le front. Soldats obéissent par patriotisme, conformisme et peur de la sanction ;maintien de liens avec l'arrière (correspondances, marraines, rares permissions) joue rôle important dans le moral des troupes mais en reviennent parfois écœurés par le « bourrage de crâne » diffusé à l'arrière.
Culture combattante : soldats unis par des liens forts (mêmes expériences de la guerre on parle des « poilus » pour mettre ne avant leur courage...) qui ont le sentiment qu'un fossé les séparedes civils (dénoncent « planqués » et « bourrage de crânes »). Une « génération du feu » : « brutalisation » ou « ensauvagement » des esprits (violences subies et perpétrées par soldats mais aussi civils) ont amené une certaine banalisation de la violence avec des conséquences politiques et sociales après la guerre : montée des régimes autoritaires (historien Mosse : « De la Grande Guerre au...
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