Cours m1 interculturalié

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 27 (6711 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 23 novembre 2009
Lire le document complet
Aperçu du document
DISCRIMINATION(S) – MINORATION(S) – EXCLUSION(S) :

Toutes ces actions tendent à différencier un groupe de personnes des autres et à appliquer à ces groupes de personnes un traitement spécifique (une attitude, un comportement). C’est le fait de séparer un groupe social des autres en le traitant plus mal. On va, par exemple, l’inférioriser, le minorer, l’exclure et on réduit de cette façonsurtout arbitraire ses droits à l’égalité sociale, politique, économique… On finit par dévaloriser ce groupe social par des traitements spécifiques.

Que ce soit la discrimination, la minoration ou l’exclusion, toutes ces actions concernent tous les domaines de la société et ces domaines sociaux concernés peuvent être les activités sociales, les activités politiques, les activités économiques. Quandcela touche tous les domaines, c’est que les critères possibles de discrimination et de minoration peuvent être physiques, géographiques, sociaux, politiques, économiques, langagiers, sexuels, religieux, familiaux…

La discrimination physique liée au physique d’une personne, d’un groupe de personnes relève des comportements ou des attitudes de ségrégation dans la vie sociale et professionnelle(tout ce qui est lié au phénotype). Il y a aussi la discrimination liée à l’état de santé d’une personne (séropositif peut être minoré, discriminé) et la discrimination basée sur l’orientation sexuelle c’est-à-dire du genre des individus.

L’ETHNOCENTRISME :
Il y a à l’origine un phénomène qui est universel qui est l’ethnocentrisme. Ce n’est pas du racisme. C’est tout simplement le fait qu’onconsidère son propre groupe comme le centre du monde. Les Tumbiwanas étaient ethnocentristes (années 40) : « Au-delà des limites de notre village, ce sont des barbares ! ». C’est un phénomène universel. Dans la définition des sciences sociales, l’ethnocentrisme dévalorise la diversité culturelle et l’ethnocentrisme peut également se réaliser, se développer dans le communautarisme identitaire, dansle nationalisme, dans le colonialisme ou encore dans le racisme.

LA XENOPHOBIE :
On le confond avec le racisme. C’est l’hostilité à l’égard d’un groupe social, d’un individu qui est perçu comme un étranger dans le double sens du terme (étranger en dehors du groupe de même race ou pas de la même race).
Cette hostilité envers celui ou ceux qui est ou sont perçu(s) comme un étranger, provientde la réaction de préservation de l’identité du groupe. On touche ici à la notion d’intolérance devant la différence culturelle, linguistique, religieuse ou devant la différence phénotypique.
Cette xénophobie se manifeste par la découverte de l’Autre, de l’étranger. Elle peut être l’occasion d’un rejet de cette différence en raison de la peur que l’on éprouve donc en présence d’un inconnu.L’étranger, l’Autre est perçu comme une menace pour l’équilibre de son existence personnelle de son groupe. L’Autre est considéré comme un ennemi d’où la peur et dans ces formes extrêmes la xénophobie peut dégénérer en violence ou en haine. Surtout les sentiments xénophobes se développent souvent dans des périodes de crises sociales économiques dont l’inconnu devient le bouc émissaire mais que cessentiments de xénophobie peuvent se développer lorsque deux cultures différentes doivent cohabiter.
La xénophobie est une discrimination en fonction du groupe, de l’ethnie, de la couleur de la peau, de la religion, de la culture, de la langue. C’est avant tout un sentiment, une réaction qui provient d’une confrontation avec les étrangers. Souvent la xénophobie est confondue avec le racisme dans lelangage courant. Mais que si le racisme vient de la xénophobie, c’est que le racisme porte la xénophobie à son paroxysme et que le racisme défend surtout une idéologie qui affirme la supériorité d’une race sur d’autres races, d’une catégorie de populations sur une autre à partir de critères variables comme l’appartenance physique par exemple. La xénophobie reste un sentiment, un comportement. Avec...