Cours sciences po

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  • Publié le : 8 janvier 2014
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Définition de la science politique : Les auteurs ne s’accordant pas sur la définition, il ne serait y avoir d’accord sur la définition réelle de la science politique.
(Réf Madeleine GRAWITZ)  Elle propose une définition générale de la science politique : La science politique aurait pour objet l’étude de la façon dont les Hommes conçoivent et utilisent les institutions qui régissent leur vie encommun, les idées et la volonté qui les animent pour assurer la régulation sociale.
1. La science politique est une science. On prend le mot « science » qui n’est pas celui du sens commun mais celui d’un sens contemporain. Il s’agit donc d’une discipline qui tend à la connaissance. Mais beaucoup de discours prétendent avoir la connaissance comme objet sans pour autant avoir la qualité descientifique. Le discours scientifique est méthodique comme l’écrit un penseur politique contemporain Marcel GAUCHET «  la connaissance scientifique est une connaissance dont l’exactitude est obtenue et garantie par l’application d’une méthode scientifique ». Le discours scientifique est un discours rationnel qui doit avoir une cohérence interne mais il ne faut pas croire que parce que le discoursscientifique doit être fondé aux raisons celui-ci ne fasse pas appel aux sens imaginatifs.
2. Le discours est scientifique dans la mesure où il a le réel pour objet. Cela démarque le discours scientifique d’autres discours. En outre, dans la mesure où le but de la science politique est de connaître ce qui est le réel, le but du politiste se distingue des objectifs de l’Homme politique. L’hommepolitique veut agir sur le réel, le politiste souhaite le connaître. Le politiste ayant encore une fois le réel pour objet, ne cherche pas à déterminer ce qui doit être. Ex : Il ne cherche pas à évaluer la meilleure forme de gouvernement. Pour cette raison on dit souvent que la science ne s’intéresse pas à la question des valeurs. La science s’intéresse aux faits et aux relations entre les faits maispas aux valeurs. C’est ce que l’on appelle la neutralité axiologique de la science.
3. La science et les résultats auxquels elle aboutit doivent être réfutables. Le travail scientifique est emporté « dans le déroulement du progrès » selon Marc WEBER. La vérité scientifique est soumise au progrès. C’est parce qu’elle est méthodique, que la science politique peut être regardée précisément comme unescience.
4. Au nombre des méthodes de la science politique, figure en première place la méthode des sondages. Le sondage est une méthode qui va être utilisée par les sciences sociales mais cette méthode repose sur les lois du calcul des probabilités dégagées dès le XVIIème siècle. Selon ces lois on considère qu’en réalisant une mesure sur une partie d’un ensemble (un échantillon), il estpossible d’obtenir des informations non pas seulement sur cette partie mais sur l’ensemble lui-même en sachant la marge d’erreur possible. Ainsi selon la théorie mathématiques des probabilités, pour obtenir un nombre d’informations relatives à une population donnée, il est possible de n’interroger qu’une petite partie de cette population si toutefois certaines conditions sont respectées. Certes, pourobtenir ces informations, on pourrait imaginer interroger l’ensemble de la population, mais on se rend compte que cela serait extrêmement coûteux ou impossible. Le sondage permet donc une multiplication des enquêtes et fournit une masse importante d’informations. Cette technique est très employée par les sciences sociales mais les acteurs politiques eux-mêmes utilisent très fréquemment cetteméthode de sondage. Ils sont donc utilisés par des groupements d’intérêts, le gouvernement… Cette technique des sondages utilisée et utile a néanmoins des limites : L’utilisation du calcul de probabilités puisque ces sondages ne permettent d’établir que des probabilités, il y a donc une marge d’erreur que l’on a tendance à passer sous silence. Notamment lorsque des sondages sont publiés, on ne voit...