Crimes et chatiment

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Le Japon face à la contamination radioactive des aliments( sciences et avenir 04/04/11)
Le Japon face à la contamination radioactive des aliments
La consommation de l'eau potable a été déconseillée mercredi aux enfants à Tokyo, à cause d'une concentration trop élevée en iode. Avec l'accident de Fukushima, le Japon devra gérer pendant plusieurs années les problèmes de contamination des denréesalimentaires. Comment sont établies les normes de contamination radioactive des aliments et de l'eau? Explications
Après les denrées agricoles –épinards, lait, persil - dont l’acheminent a été suspendu au Japon, c’est au tour de l’eau d’être touchée par la contamination radioactive. Mercredi 23 mars la consommation d’eau potable est déconseillée aux enfants à Tokyo et dans 5 villes voisines parles services de l’eau de la capitale. En cause : une concentration de l’iode 131 de 210 becquerels par litre, au-delà des niveaux admissibles fixés au Japon (100 Bq/L pour l’iode 131 dans l’eau pour les enfants, 300 Bq/L pour les adultes).
Le ministre de la santé japonais s’est pourtant voulu rassurant, déclarant qu’il n’y avait pas de risques immédiats pour la santé des enfants s’ils consommentl’eau du robinet mais que par précaution il valait mieux éviter de l’utiliser pour diluer le lait en poudre des nourrissons. Le message semble contradictoire. Encore faut-il comprendre que ces normes sont des valeurs limites établies à la fois en fonction de données scientifiques et du principe de précaution.

Un an après un accident nucléaire

Les valeurs limites, ou niveaux maximaux admissiblesde contamination radioactive pour les denrées alimentaires et l’eau de boisson, sont calculées pour une exposition de la population d’une durée d’un an, hors de la zone accidentée. Elles servent de référence pour le commerce international et s’appliquent dans les 12 mois qui suivent un accident nucléaire, ensuite aucune contamination par des radionucléides ne peut être acceptée, précise Jean-LucGodet, de la direction des rayonnements ionisants et de la santé de l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire).

Comment sont calculées ces valeurs ?

Il faut d’abord établir un régime alimentaire type : l’OMS considère par exemple qu’un adulte consomme 550 kg de nourriture par an (intégrant une répartition standardisée des différents aliments), et qu’il boit deux litres d’eau par jour.

Ensuite,il faut fixer une dose maximale d’exposition pour un an. L’OMS, sur les recommandations de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR), retient 1 milliSievert (mSV)/an. Autrement dit, la consommation du bol alimentaire type pendant un an ne doit pas aboutir à un exposition individuelle supérieure à 1mSv.

Autre donnée clef : le coefficient de dose de chaque radionucléide. Lecésium 137, l’iode 131, le plutonium 239, l’américium 241 ou encore l’uranium 235 n’ont pas tous la même radiotoxicité pour l’organisme humain. Il faut donc calculer des valeurs différentes en fonction de cette toxicité.
Actualisation selon les connaissances

C’est après l’accident de Tchernobyl que l’OMS , ainsi que l’UE, ont établi ces valeurs limites. Tous les facteurs impliqués dans lescalculs, notamment les coefficients de doses des radionucléides et les doses maximales acceptables pour la population, évoluent en fonction des connaissances. Il y a les études épidémiologiques sur les populations exposées –l’étude la plus importante est celle qui suit 100.000 personnes à Hiroshima et Nagasaki, au Japon, depuis 1945-, complétées par les résultats obtenus en laboratoire.

C’estainsi que la CIPR a abaissé en 1990 à 1 mSv au lieu de 5 mSv la dose limite annuelle acceptable pour la population (en dehors de la radioactivité naturelle et médicale). Pour les travailleurs du secteur nucléaire la limite est à 20 mSv. Pourquoi 1 plutôt que 5 ? Le choix relève en grande partie du principe de précaution. Dans ces niveaux de faibles doses, les données scientifiques ne permettent...
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