Crise économique

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 7 (1539 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 13 avril 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Crise économique: quelles causes, quelles conséquences ?

1 ère version: La crise bancaire à l'origine de la crise économique

(extrait de Jean-Pierre Clève, au cours d'une réunion du Modem)

Il s'agit d'un drame en 5 actes :

11. Les « subprimes » (prêt à risque)

Pour loger les plus pauvres, trouver le financement nécessaire à ces dépenses et par là-même gagner beaucoup d'argent, lessystèmes bancaire et immobilier des Etats-Unis ont inventé un système d'une extrême vulnérabilité. Depuis 2002, des commerciaux proposaient des prêts à des taux très attractifs les 2 premières années, mais qui ensuite évoluaient au prix du marché. Une spéculation implicite s'est opérée avec une montée des prix de l'immobilier américain. Cela a fini par faire retourner le marché et augmenter lestaux.

La crise a eu lieu lors de l'été 2007, au total, sur la période, 3 millions de ménages n'ont pu faire face à leurs échéances de remboursement et y ont perdu leur logement et leur épargne. La valeur de l'immobilier devenu propriété des banques s'est effondrée devant le nombre de logements à vendre.

12. Le marché monétaire

Les opérateurs ont mélangé le financement de l'immobilierdes USA avec les SICAV monétaires. C'est ce qu'on a appelé la « titrisation », on transforme des titres immobiliers en titres monétaires, en échappant à la surveillance des banques centrales.

Les « subprimes » boostent alors le marché monétaire et pourrissent le tout, à l'exemple d'une paella où l'incorporation de coquillages de mauvaise qualité entraine la dégradation de l'ensemble du plat.En 2007, la dégradation s'étend à l'ensemble du marché monétaire.

13. Des faillites

Les risques de faillites se sont développés, certains établissements ont été repris et certains ont disparu. On pouvait penser qu'il n'est pas possible de faire faillite quand on est d'une taille importante, c'est ce qui est arrivé à Lehman Brothers, un des plus importants opérateurs au monde qui n'apas été sauvé par l'Etat américain. Cela s'est réalisé le 15 septembre 2008, c'est symbole le plus grave de la crise bancaire.

14. La diffusion de la crise

La transmission s'est généralisée car tous les établissements bancaires interviennent sur le plan mondial, et quand l'un ne peut faire face à ses échéances, cela a des conséquences pour les autres qui lui ont fait crédit.Progressivement, suite à ces défaillances, le crédit que les banques se faisaient entre elles s'est effondré. Comme il y a des besoins de liquidités, en particulier pour les fonds de pension américains qui sont en charge de l'essentiel des retraites, à régler chaque mois, les agents ont vendu rapidement ce qu'ils possédaient, en particulier les actions dont les cours se sont effondrés. C'est alors que l'on aobservé la baisse vertigineuse des Bourses mondiales, les valeurs principales de la Bourse de Paris ont perdu 60% en un an, alors que la situation réelle des entreprises et la valeur de leur patrimoine ne justifient pas cet effondrement.

La règle dans les crises économiques est que les plus vulnérables sont toujours ceux qui en payent le prix le plus lourd : les pays en voie de développement(l'Afrique en particulier), les personnes au chômage, les bas-revenus...... Certains prix alimentaires baissent mais pas tous. D'autre part, la crise climatique, lié au réchauffement reste d'actualité, 75 millions d'habitants sur la planète vont devoir changer de région d'ici 2020.

15. La position de l'Europe

Dans un premier temps, il y a eu une réponse européenne commune et coordonnée.Il faut rétablir la confiance et cela nécessite du temps et des actions durables. Le renforcement des fonds propres des banques limite leur fragilité. Des interventions des Etats sont engagés pour se substituer au crédit-interbancaire défaillant afin de sauvegarder les possibilités de distribution du crédit.

L'existence d'une banque européenne et de l'euro sont une chance, car sinon il y...