Crise de 1929

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  • Publié le : 16 mars 2010
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Les interprétations de la crise de 1929

(d'après les notes de lecture de Michel TAIEB et Bruno Marcel dans Crises d'hier, crise d'aujourd'hui 1873..., 1929..., 1973 et de Bernard ROSIER dans Les théories des crises économiques)

La crise de 1929 caractérise la période sombre des années 1930. En effet, depuis le krach boursier de Wall-Street du 24 octobre 1929, l'économie est à bout desouffle: cette crise boursière va devenir une crise globale, touchant l'ensemble du globe, que les pays soient industrialisés ou dominés, ainsi que l'ensemble des secteurs d'activité: la crise boursière devient bancaire puis financière, commerciale...Une crise est un processus de retournement du cycle économique en son point le plus haut, interrompant une phase d'expansion et précipitant l'économiedans la dépression. C'est bien ce à quoi nous sommes confrontés à cette époque puisque l'avant 1929 représentait, en apparence au moins, une période de grande prospérité caractéristique de la reconstruction des économies suite à la Grande guerre. Néanmoins, les interprétations de cette crise divergent et on n'arrive pas à se mettre d'accord sur les causes réelles et la nature de celle-ci. Qu'ellessont les différents courants de pensées à cet égard? Quels sont leurs avis sur les causes et origines de la crise? Y a-t-il des points de convergence dans ces interprétations?
Dans quelle mesure peut-on dire que cette crise, malgré toutes les interprétations qui lui sont faites soit « la plus énigmatique qui soit »? (selon J. Néré)
Nous étudierons dans une première partie les nombreusesanalyses traditionnelles faites de cette crise, puis celle de quelques économistes contemporains à la crise et enfin celle de l'école de la régulation plus proche de la véracité des faits.

Tout d'abord, de nombreuses analyses de la crise sont faites en fonction des différents courants de pensée économique: libéraux, marxistes et keynésiens. Chacun privilégie certains facteurs plutôt que d'autres.Pour les libéraux, il s'agit d'un système stable perturbé par un mauvais fonctionnement des marchés ou une mauvaise politique monétaire: en effet, pour eux, les crises sont purement conjoncturelles et se libèrent d'elles-mêmes lorsque les marchés sont libérés de toute entrave. Par exemple, pour Robbins, les mécanismes de marchés sont entravés par des séquelles de l'économie de guerre qu’on n’apas encore totalement démantelée; il critique aussi une politique monétaire trop expansionniste dans les années 1926-1929. Rueff voit de son côté la poursuite de la crise et la hausse du chômage qui l'accompagne comme liés à la rigidité des salaires à la baisse, cette rigidité étant elle-même liée au trop fort poids des syndicats et des allocations chômage. Les salaires baissent donc moins que lesprix; les entreprises ont moins de profit et investissent moins, ce qui réduit la production et l'emploi. Sauvy invoque la rigidité de la baisse des prix et donc de la demande à la baisse: les quantités diminuent plus que les prix. Friedman pense que c'est une mauvaise politique monétaire qui a créé la crise économique aux Etats-Unis. La FED (Federal Reserve System, la banque centrale desEtats-Unis) aurait dû empêcher la chute de la masse monétaire en intervenant plus activement.
Pour les marxistes, comme E. Varga, on voit la crise de 1929 comme une crise de surproduction capitaliste qui se fait sur un fond de crise générale du système. Le caractère monopoliste du capital bloque les processus usuels de reprise dans cette crise.
Enfin pour Keynes (qui a fait naître son courant depensée économique à partir de la crise de 1929), l'économie capitaliste n'est pas stable et le libre jeu du marché conduit à une situation durable de sous-emploi où le chômage est involontaire puisque résultant d'une insuffisance de la demande. Pour Keynes, la baisse des salaires n'est pas une solution puisqu'elle engendrerait une baisse de la demande et donc de la production et de l'emploi. Une...
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