Crise de la dette grecque

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  • Publié le : 29 novembre 2011
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Causes de la dette grecque
et les risques pour l'Europe

La crise de la dette grecque fut une des conséquences importantes de la crise des subprimes en Europe. Mais l’importance de la dette grecque ne date pas d’aujourd’hui et a une réelle empreinte historique. Quelle est l’ampleur de la situation de la Grèce et quelles en sont les conséquences pour l’Europe ?
Dans un premier temps nousverrons les causes de cette dette. Dans un second temps, nous verrons les risques de cette crise pour les banques européennes et l’économie européenne. Enfin, nous préciserons le rôle des banques dans le financement de l’économie.

La Grèce a été la première à plonger dans la crise de la dette souveraine. L'un des pays à plus forte croissance au sein de la zone euro entre 2000, l'année quiprécède l'introduction de l'euro et 2007, l'année de l'éclatement de la crise des subprimes.

La dette publique grecque a différentes origines. Tout d'abord, elle relève de l'histoire même du pays.
En effet, pour bien comprendre la crise grecque il faut savoir que sous le gouvernement conservateur entre 2004 et 2009, le secteur public a été fortement étendu. Le nombre de fonctionnaires a augmenté de75 000 soit une augmentation d'environ 10% ce qui représente près de 1 actif sur 4. Les salaires et les retraites ont augmenté de près de 30% sur cette période. La Grèce étant un membre de la zone euro, elle pouvait emprunter facilement pour financer ces coûts tant qu'il y avait de la croissance. Ce fût le cas pour la Grèce car la hausse du PIB moyenne entre 2000 et 2007 était de 4,2%.
En 2010,la Grèce est tombée en récession et les emprunts se sont fait plus rares. La crise s'est amplifiée lorsqu'il a été révélé que le gouvernement précédent avait menti sur les chiffres du déficit budgétaire. Il avait affirmé en 2009 que le déficit était de 6% du PIB alors qu'il a été révélé plus tard par George Papandréou, qu'il était de 12,7% du PIB et une dette publique de 300 milliards d'euros fin2009, soit 113% du PIB. Si l'on compare ces chiffres, cela n'est pas si désastreux, puisque la France estime sa dette à 92% du PIB, l'Italie à 127% du PIB et l'Allemagne à 82% du PIB.

L'importance de la dette publique est également liée aux méthodes et arbitrages pris par le gouvernement précédent. Plusieurs facteurs ont contribué à augmenter les finances publiques grecques.
Tout d'abord,l'importance des dépenses militaires près de 4% du PIB contre 2,4% en France. Cependant on peut remarquer que les gouvernements européens ne demandent pas à réduire les dépenses militaires de la Grèce ce qui a donc plutôt tendance à les arranger. Le secteur informel est également très présent en Grèce avec un taux équivalent à 35% du PIB ce qui entraîne inévitablement un manque à gagner pour l'étatgrec de près de 20% des recettes fiscales.

Ce taux s'explique notamment par le fait que les professions libérales, les artisans et certaines entreprises échappent à l'impôt. Seulement près de 1 actif sur 7 paie ses impôts. Les salaires étant faibles, les grecs cumulent souvent plusieurs emplois ce qui renforce le secteur informel et l'évasion fiscale.

Pour finir, les mesures récemmentimposées par le gouvernement se traduisent par une révision à la baisse des avantages du secteur public à savoir, une baisse considérable des revenus et des retraites des fonctionnaires. A cela s'ajoute une forte hausse du chômage et des taxes notamment de la TVA. Toutes ces mesures accélèrent l'affaiblissement de la consommation et donc de l'économie grecque.

Les banques européennes n'ont pas hésité àprêter à la Grèce lorsque celle-ci était en forte croissance. Les banques françaises et allemandes sont principalement concernées car elles sont parmi les plus importants créanciers de la Grèce. Les banques françaises s'étaient engagées l'an dernier auprès du gouvernement français à conserver à échéance leurs titres souverains grecs. Du coup, leur portefeuille diminue mais lentement. Suite à...
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