Crise economique

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  • Publié le : 5 octobre 2010
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Suite à la crise économique et financière, la BCE s’est engagée dans une politique monétaire plutôt souple. Depuis octobre 2008, les opérations principales de refinancement sont effectuées par le biais d’une procédure d’appel d’offres à taux fixe, la totalité des soumissions étant servie. Les mesures ainsi adoptées ont entraîné une nette augmentation du bilan de la BCE et un allégement destensions monétaires.
Les mesures non conventionnelles doivent demeurer exceptionnelles. Toutefois, la sortie des politiques non conventionnelles (directes comme indirectes) doit s’effectuer progressivement.
Politique monétaire conventionnelle…
La BCE a, à la fois, mis en œuvre des mesures pour stimuler l’économie et réduire les tensions sur les marchés monétaire et financier. Avant de définir ce quel’on entend par politique monétaire non conventionnelle, il convient de préciser le sens de la politique monétaire conventionnelle. Le principal objectif de politique monétaire de la BCE est le maintien de la stabilité des prix à moyen terme. Pour ce faire, la Banque s’est fixé pour objectif de maintenir l’inflation en dessous du niveau de 2%, mais proche de celui-ci, à moyen terme. Un objectifqu’elle s’emploie à atteindre en ajustant ses taux directeurs. Elle fixe en particulier le taux de soumission minimal, à savoir le taux refi, pour ses opérations de refinancement. La BCE détermine de cette manière, dans des circonstances normales, le taux d’intérêt cible au jour le jour du marché monétaire interbancaire (l’Eonia), en ajustant l’offre de monnaie à ce taux cible dans le cadre de sesopérations d’open market. Pour réduire au minimum les risques d’exposition du bilan de la Banque centrale, toutes les opérations destinées à fournir des liquidités prennent la forme d’opérations de cession temporaire contre un ensemble d’actifs éligibles. L’Eonia, taux auquel les institutions de crédit se prêtent les unes aux autres à 24 heures, est un taux de marché, et partant, il est appelé àfluctuer librement.
Concrètement, il s’inscrit dans une fourchette dont la limite supérieure et la limite inférieure sont, respectivement, définies par la facilité permanente de prêt marginal1 et le taux d’intérêt de la facilité de dépôt2. Le premier est un taux de pénalité auquel les banques doivent toujours emprunter à la BCE. 
Le second est le taux d’intérêt au jour le jour rémunérant les dépôtseffectués auprès de la BCE.
Dans des circonstances normales, par conséquent, la BCE ne prête pas directement au secteur privé non-financier. Ses contreparties sont toujours des institutions de crédit. Les taux directeurs déterminent les taux du marché monétaire qui déterminent à leur tour les taux d’intérêt des prêts et dépôts, pratiqués par les banques à l’égard des particuliers et des sociétésnon financières.
… et politique monétaire non conventionnelle
Lorsque l’économie subit un choc négatif tel que les taux d’intérêt ont déjà été ramenés à zéro, les autorités monétaires n’ont d’autre alternative pour stimuler la demande agrégée que de recourir à des mesures non conventionnelles. On peut également mettre en œuvre une politique monétaire non conventionnelle lorsque les tauxdirecteurs ne sont pas à zéro. En effet, si le canal de transmission de la politique monétaire par les taux d’intérêt ne fonctionne quasiment plus, un nouvel abaissement des taux d’intérêt sera sans incidence ou presque sur la demande agrégée.
On entend donc par “politique monétaire non conventionnelle” toutes les mesures visant à influencer directement le coût et la disponibilité du financement externedes banques, des particuliers et des sociétés non financières (Bini Smaghi 2009)3.
Politiques non conventionnelles « directes » (ou « exogènes »)
La politique non conventionnelle peut être séparée entre politique « directe » (« exogène ») et « indirecte » (« endogène »).
Les mesures de politique monétaire « directe » consistent, pour la Banque centrale, à acheter des titres privés ou...
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