Crise financier

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  • Publié le : 21 novembre 2010
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Crise financière de 2007-2010

La crise financière initiée en 2007 et encore en cours en 2010 est une crise financière marquée par une crise de liquidité interbancaire et une raréfaction. Amorcée en juillet 2007, elle trouve son origine dans le dégonflement de bulles de prix (dont la bulle immobilière américaine des années 2000) et les pertes importantes des établissementsfinanciers provoquées par la crise des subprimes.

Accentuée en septembre 2008 par une chute des cours des marchés boursiers et la faillite de plusieurs établissements financiers, elle provoque un début de crise systémique et une récession touchant l'ensemble de la planète. Les finances publiques ont été lourdement sollicitées pour résoudre cette crise. Le déficit public s'est creusé dans de nombreux pays, après unrecul du produit intérieur brut mondial de 2,2% en 2009.

Les États-Unis, sous la pression de l'opinion publique et d'experts tels Paul Volcker, envisagent une réforme structurelle du secteur financier destinée à éviter qu'une crise du même type ne se reproduise. Parallèlement, dans certains pays comme la Chine, les prêts bancaires ont fortement progressé2. Aussi, début 2010, l'afflux deliquidités fait craindre l'éclatement de nouvelles bulles dans l'immobilier chinois, les bourses, les emprunts d'États et les métaux.

les six étapes d’un désastre

L’agence de notation Standard & Poor’s a dégradé, mardi 27 avril, la dette souveraine grecque au rang d’obligation douteuse, et abaissé celle du Portugal. Le lendemain, l’Espagne entrait dans le collimateur – à qui le tour ?
Dans lestrois cas, l’agence dit fonder son appréciation sur les perspectives macroéconomique des pays concernés : une croissance faible ne leur permettrait pas d’acquitter leurs engagements. Mais quels facteurs assombrissent ainsi leur horizon économique ? On peut facilement identifier l’un d’entre eux : les coupes budgétaires mises en œuvre sous la pression… des investisseurs et des agences de notation.La boucle est ainsi bouclée. Avec le recul, les pièces éparses des krachs économiques à répétition survenus ces trois dernières années composent peu à peu le thème d’un puzzle bien connu. Son cadre : la vague de déréglementation financière des années 1980. Son nom : à crise de marché, remèdes de marché.
Première étape : en 2007 les ménages américains, dont les revenus stagnent, notamment sousl’effet de la concurrence internationale, se trouvent dans l’incapacité de rembourser des prêts immobiliersattribués sans souci de garantie par les banques saisies d’ivresse. Depuis l’éclatement de la « bulle Internet » en 2000, la Réserve fédérale américaine maintient en effet des taux d’intérêts très bas, favorisant l’aventurisme des investisseurs.
Deuxième étape : en septembre 2008, la crise dessubprime dégénère en crise bancaire, les bilans des établissements financiers se révélant farcis de crédits immobiliers insolvables ventilés aux quatre coins de la planète dans des produits financiers sophistiqués. Lehman Brothers chute ; la panique gagne ; les banques cessent d’accorder du crédit : l’économie est au bord de l’asphyxie.
Troisième étape : plutôt que de placer l’intégralité d’unsecteur financier failli sous contrôle public, les gouvernements acceptent de le renflouer en l’état. Les Etats s’endettent hors de proportion pour sauver les banques et relancer l’économie. Mais, après vingt ans de baisse continue de la fiscalité, les recettes ne suivent pas. Entre la fin de l’année 2008 et le milieu de l’année 2009, la crise de la finance privée se convertit en gonflement de ladette publique et en crise sociale. Dans les pays occidentaux, le chômage grimpe en flèche.
Quatrième étape. Requinqués par l’afflux d’argent public et la remontée des Bourses, stimulés par des taux d’intérêts quasi-nuls, banques et fonds d’investissements reprennent leurs affaires ordinaires. Pendant la tourmente boursière, beaucoup ont reporté leurs avoirs du marché actions (perçu comme...
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