Crise financiere causes et effets

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  • Publié le : 23 novembre 2010
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Les prémices de la crise remontent au début des années 2000
Politique agressive du crédit aux Etats-Unis et contournement des règles prudentielles par les banques ont aggravé la crise de l’immobilier pour la rendre générale
La titrisation a propagé la crise à travers le monde.
Le Maroc ne sera pas épargné, des points de croissance en moins dès 2009.

«Le monde va changer après cette crisefinancière internationale». C’est ce qu’affirment nombre d’économistes, au Maroc comme à l’international, sans toutefois donner de contours clairs à ce que va être la future scène économique et financière mondiale. Plus d’un an après son déclenchement aux Etats-Unis, en été 2007, la crise fait des ravages.

Les Bourses mondiales sont toujours très volatiles, de grandes banques déposent le bilanles unes après les autres et les petits épargnants craignent pour leurs avoirs. Pour l’instant, donc, l’heure n’est pas encore à la reflexion sur les causes profondes de ce désastre financier, le plus important de l’histoire récente, ni sur les coupables. Les gouvernements et les banques centrales des pays développés n’ont actuellement qu’un but : sauver ce qui peut encore l’être à coup de milliardsde dollars et d’euros pour restaurer la confiance.

En somme, des crédits pour tenter de réparer les dégâts causés par le crédit, le fameux «subprime». Ce terme n’a jamais été autant prononcé sur la planète car la crise touche tous les pays, y compris le Maroc. La formule est simple : un capitalisme acharné et démesuré aux Etats-Unis, sans régulation des autorités ni surveillance des agences denotation, conjugué à des produits financiers sophistiqués ayant permis de financer la croissance américaine par l’épargne des autres pays tout en leur transférant une bonne partie des risques. Résultat : tout le monde paie pour la cupidité dont certains ont fait preuve, malheureusement, même les pays dont les systèmes financiers étaient verrouillés.

La crise sera-t-elle résolue par cesajustements techniques (baisse des taux, injections de fonds…) ? Personne n’en sait rien. La preuve en est que les marchés financiers restent très volatiles même après l’annonce des plans de sauvetage, mobilisant pourtant des centaines de milliards de dollars. Pour avoir une idée précise sur l’ampleur des réformes qu’il faudra entreprendre pour sortir de cette crise, et éviter d’en connaître une autre,il faut comprendre son origine, ses causes, son déroulement et ses conséquences. Mais, avant d’expliquer une histoire qui a démarré au début des années 2000, essayons de situer le Maroc dans cette évolution. La crise financière internationale qui, jusque-là, avait épargné le Maroc, devrait avoir des répercussions conjoncturelles sur son économie.

Ayant touché l’Europe (taux de croissance quasinul en 2008), principal partenaire de notre pays (plus de 65% du total des échanges), elle devrait entraîner, selon les analystes de la place, le ralentissement des échanges Maroc-Europe et, par conséquent, celui de la croissance à moyen et long terme. En effet, «la conjoncture internationale devrait impacter négativement les flux d’investissements étrangers (IDE), dont le montant moyen sur cesdernières années s’élevait à 5 milliards de dollars et qui jouaient un rôle important dans le développement des capacités de production du Maroc», note le département de recherche d’Integra Bourse.

Selon la même logique, les flux financiers en provenance de l’étranger, à travers les activités de tourisme ou les transferts des MRE, devraient connaître une baisse, ce qui se traduirait par unedépréciation de la demande externe sur la production nationale et par une détérioration de l’équilibre de la balance des paiements. De même, la demande nationale serait impactée légèrement par la crise, suite au ralentissement des activités de tourisme et à la hausse du taux d’inflation qui a atteint des niveaux historiquement élevés (4,8% en août dernier), même si cette hausse devrait être modérée...
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