Critique dans candide

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  • Publié le : 29 mars 2011
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Candide, paru en 1759 et L'Ingénu, paru en 1767, sont deux œuvres littéraires majeures écrites par Voltaire. Ces romans sont des contes philosophiques : en effet, Voltaire a produit ces histoires fictives dans le but de susciter une réflexion générale sur de grandes questions humaines.
On peut alors se demander, en ce qui concerne le roman L'Ingénu, en quoi les intentions polémiques de cetteœuvre rejoignent voire amplifient celles présentées dans Candide.
Ainsi, il sera intéressant d'étudier des exemples précis de chacune des œuvres et d'établir des rapprochements afin de répondre à la problématique posée.
C'est pourquoi nous verrons dans un premier temps quelle critique sociale Voltaire met en place dans les deux romans ; dans un second temps nous nous intéresserons à la critiquepolitique ; et dans un tiers temps, nous étudierons la critique d'une philosophie de vie. Enfin, en dernier lieu, nous verrons la plus importante des critiques que fait Voltaire : la critique religieuse.

Au premier abord, on peut voir que Voltaire installe dans son conte L'Ingénu une critique sociale directe ; il nous décrit une aristocratie hautaine qui se croit supérieure. En effet, Mademoisellede Kerkabon clâme dans le chapitre I : « j'avais toujours cru que le français était la plus belle de toutes les langues après le bas-breton ». Ces gens aux titres nobles sont vaniteux et bornés, centrés uniquement sur eux-mêmes.
Dans Candide, Voltaire nous présentait également une aristocratie prétentieuse, ridicule et qui a des préjugés. Selon lui, cette classe sociale pourtant à demi-ruinée sedonne des grands airs et se berce dans l'illusion. Pour exemple, dans le chapitre I, les nombreuses confusions de plan (les chiens de basses-cours se transforment en meute, le palefrenier est assimilé à un piqueur, le curé devient un grand aumônier,...) montrent un univers complètement faussé, dans lequel les personnages ont des impressions de fortune qu'ils n'ont en réalité pas.
Dans L'Ingénu,les jeunes demoiselles sont souvent ridiculisées : elles rougissent au moindre compliment « Mademoiselle de Saint-Yves rougit[...] Mademoiselle de Kerkabon rougit aussi » (chapitre I), et sont hypocrites : « Mademoiselle de Saint-Yves, qui n'avait jamais vu le père ni la mère, assura que l'Ingénu leur ressembla parfaitement. » (chapitre II). Elles flattent de façon stupide, et ne semblent pasréfléchir à leurs propos, dépourvus de sens.
Dans Candide, Voltaire se moque des demoiselles : pour la femme du Baron, le degré de considération est fonction du poids, et c'est un personnage vulgaire. Sa fille a un prénom moyenâgeux : « Cunégonde », et est présentée comme de la nourriture : « fraîche, grasse, appétissante » (chapitre I). Elles sont souvent décrites dans leurs fonctions : femmereproductrice et bonne maîtresse de maison. Voltaire fait donc dans ses deux contes une critique de l'aristocratie, passant par un léger reproche concernant la négligence de l'éducation de la femme.

De plus, Voltaire va établir une critique politique par le biais de ses personnages. Dans L'Ingénu, Voltaire critique un pouvoir politique autoritaire et oppressif. En premier lieu, on a le personnage duBailli, représentant du roi en Province, qui est présenté comme idiot et prétentieux (il envoie l'Ingénu à la Bastille pour la raison qu'il veut marier son fils à Mademoiselle de Saint-Yves). En second lieu, on a le ministre, Saint-Pouange, qui cherche à profiter perversement de la pureté d'une jeune fille, ici Mademoiselle de Saint-Yves. Enfin, on a le roi qui signe une lettre de cachet aberrante,envoyant l'Ingénu à la Bastille sans motif particulier. On a donc des personnages puissants égoïstes, qui agissent en permanence dans leur intérêt personnel, au détriment de la justice.
On retrouve aussi une critique des rois dans le chapitre III de Candide, dans lequel ils font « chanter des Te Deum » en plein champ de bataille ; ils soutiennent donc l'idée de la guerre, alors que leur rôle...
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