Critique magazine d'information

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Enseignement Culturel
La Fabrique de l’information

Afghanistan : Bouddhas contre bulldozers
De : Nicolas Bertrand, Florence Lozach, Alexandre Paré et Manuel Guillon

Envoyé Spécial : France 2 le Jeudi 2 Décembre 2010

De nos jours, chacun des reportages que nous regardons sur le petit écran se doit d’être accrocheur et d’engendrer la curiosité chez le téléspectateur. En effet, dans unmonde audiovisuel où la concurrence est désormais omniprésente notamment suite à l’apparition des nouvelles chaines de la TNT, il s’agit de capter un large public afin de faire la meilleure audience et ce, dans le seul but d’avoir les meilleurs revenus publicitaires. A partir de cet état de fait est-il possible pour un journaliste de travailler sans prendre en compte ce paramètre ? Sera-t-iltoujours objectif ?
C’est ce que nous allons voir dans ce reportage issu du magazine Envoyé Spécial.

On ne présente plus Envoyé Spécial, magazine d’information hebdomadaire diffusé le jeudi soir dans la case horaire que l’on appelle plus communément le « prime-time », période de forte audience. Ce magazine fut lancé en janvier 1990 et s’attache à approfondir chaque semaine des sujets liés àl’actualité.
L'audience varie entre trois millions et sept millions de spectateurs selon les sujets, d’où une certaine importance des thèmes abordés et la quasi-inexistence de certains comme les reportages purement animaliers par exemple.

Le reportage choisi, intitulé Afghanistan : Bouddhas contre bulldozers fut diffusé le jeudi 2 décembre et se rapporte comme son titre l’indique à l’Afghanistan. Paysque nous connaissons surtout par la guerre contre les talibans et les forces terroristes d’Al-Qaeda qui s’y déroule. La France y a, comme beaucoup de pays dont les Etats-Unis, un contingent qui se porte à 4000 hommes et la question que se posent beaucoup de personnes est de savoir s’il est vraiment nécessaire de continuer à y stationner. C’est pourquoi de nombreux Français se sentent concernés parl’Afghanistan et sont curieux d’en apprendre d’avantage non seulement sur la situation militaire mais aussi sur l’économie, la population ou encore le domaine culturel qu’il s’agit de protéger.
Les reportages sur l’Afghanistan ont donc un public qu’il s’agit d’intéresser en proposant sans cesse de nouveaux sujets

Le document nous présente d’abord sur fond de musique orientale mystérieuse lesdécouvertes , dans les montagnes d’Afghanistan à Aynak à l’est de Kaboul, de vestiges archéologiques dont des bouddhas de cinq mètres en moyenne vieux de plus de 2000 ans. Ce qui montre que bien avant l’islam, la religion bouddhiste était très présente en Afghanistan. Ces découvertes sont ici qualifiées « d’exceptionnelles » notamment par le Français Philipe Marquis membre de la DAFA (DélégationArchéologique Française en Afghanistan présente depuis bientôt dix ans) qui n’hésite pas à bien amplifier le côté « hors normes ».
Seulement ce chantier archéologique est « condamné » dans les prochains mois voir « prochaines semaines » car situé proche d’une montagne qui contient des filons de cuivre : Le « deuxième plus important gisement de cuivre de la planète ». C’est pourquoi une entrepriseminière chinoise n’a pas hésité à investir « huit milliards de dollars » pour s’y installer et démarrer l’exploitation à coups d’explosif qui
« pulvériseront » les vestiges.

Nous suivons donc un contre-la-montre pour la survie des vestiges face à l’arrivée inévitable de l’entreprisechinoise. Le reporter essaie alors de rencontrer des représentants de l’entreprise qu’il décrit comme barricadé, un « camp retranché » entre ses murs protégé par des miradors et un millier de policiers afghans. Sa tentative est bien évidemment vaine, car arrêté au premier checkpoint ce qui renforce donc le côté mystérieux et secret comme si l’entreprise avait quelque chose à cacher, ce qui...
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