Croissance economique et exclusion

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  • Publié le : 26 avril 2011
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Bastien CHEVALIER
L3 AES Groupe 1

SUJET CHOISI : LA CROISSANCE ECONOMIQUE EST ELLE LA SEULE REPONSE PERTINENTE AU PHENOMENE DE L’EXCLUSION ?

« Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d’exister à ceux qui sont hors d’état de travailler. »
Déclaration des droits del’homme et du citoyen, 1793.

Les économies développées se réfèrent à la croissance. Lorsque cette dernière fait défaut, ou est trop faible, le chômage progresse, et avec lui d’autres formes d’exclusion. Tous les commentaires et toutes les actions économiques se tournent alors vers la recherche de recettes permettant le retour à une croissance forte, qui devient condition nécessaire à tout progrès,parce qu’elle permet de dégager des « marges de manoeuvre », par exemple pour la protection sociale, l’élévation des niveaux de vie, etc. À défaut de faire notre bonheur, une forte croissance en serait donc le moyen incontournable.
La notion d’exclusion est aujourd’hui au cœur du débat social et politique du fait de la dégradation du marché de l’emploi et de la prise de conscience collective durisque de chômage, de pauvreté et d’isolement social. L’exclusion est quelque chose qui touche profondément la structure identitaire de l’individu. En terme d’exclusion, Touraine évoquait les "in "et les "out ": les "in "qui sont insérés dans la société et les "out "qui en sont exclus.
La prospérité économique génère donc des paradoxes (partie I) qui a conduit les gouvernants à mettre en place unepolitique sociale de proximité (partie II)
Partie I - Paradoxe de la prospérité économique
Quels sont les indicateurs de la croissance économique (A) et comment cette croissance a-t-elle paradoxalement généré l’exclusion qu’il nous faudra définir (B).

A - Indicateur de la croissance économique et dérives sur la société
1) Le PIB (Produit Intérieur Brut) comme «grande invention du XX èmesiècle»
Pour mesurer la richesse d’un pays, la solution est de s’appuyer sur la comptabilité nationale qui détermine le PIB. Ce n’est pas pour rien que celle-ci va se développer au moment où la croissance devient un enjeu politique majeur c'est-à-dire après après la Seconde Guerre Mondiale.
Comptablement, la croissance désigne alors le taux de progression, d’une période à une autre, des fluxde biens produits et/ou consommés dans un espace institutionnel donné: entreprise, branche, espace national. Elle se définit alors comme la progression du PIB soit la progression en volume de toutes les productions de biens et de services qui se vendent, ou qui coûtent monétairement, produites par du travail rémunéré.
La croissance économique est aussi devenue une des notions les plusimportantes de la théorie économique contemporaine avec la mise en place dès les premières années de l’après-guerre des systèmes de comptabilité nationale. C’est donc le concept des «Trente Glorieuses» c'est à dire avant les années soixante dix. Le SMIC progressait et il avait un effet favorable à la modernisation des structures productives. Il y avait une recherche d'efficacité.
2) Dérives et piègede la croissance
La croissance économique peut être créatrice d’inégalités sociales. S’il est admis que la croissance augmente les revenus, l’incidence de la croissance sur la répartition de ceux-ci reste mal connue. On peut donc se demander à qui profite la croissance. Cette question pose le problème de la répartition des fruits de la croissance.
Une argumentation est alors développée parcertains économistes: le retournement à la hausse de la population active française, prévisible après 2005, devrait créer une pénurie de main d’oeuvre qui faciliterait une résorption rapide du chômage de masse. Cette pénurie serait d’autant plus vive que les besoins en biens et services associés à ce retournement seraient importants et solvables. Ce mythe du retour aux années 1950-1960 ne sera pas...
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