Croissance

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  • Publié le : 9 octobre 2010
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1. Biographie : Smith est un économiste qui va s’insurger contre la pensée économique de son époque et notamment aux mercantilistes (il est considéré comme le père fondateur de l’économie en tant que science à part entière). Le mercantilisme est un courant de pensée né au XVIème siècle qui considère que la richesse c'est l'or et les métaux précieux et que si un pays veut s'enrichir il faut qu'ilaccumule de plus en plus d'or et de métaux précieux. Pour cela il faut vendre le plus possible et notamment à l'étranger tout en freinant les importations. Pour ce faire l'Etat doit intervenir dans l'économie afin d'établir des barrières protectionnistes et de favoriser le développement des industries nationales. Smith s’oppose aux mercantilistes sur plusieurs points.

Pour Smith l'Étatn'a pas à intervenir dans le commerce ni dans l’économie en général. C’est un partisan du libéralisme en économie, du « laisser faire », du « laisser aller » dans le domaine économique c'est-à-dire que les acteurs économiques doivent agir librement, l’économie au travers des mécanismes de marché est capable de s’autoréguler et n’a pas besoin de l’intervention de l’Etat. Les intérêts égoïstes dechacun ne sont pas incompatibles avec l’intérêt général (principe de la main invisible). Smith fait parti du courant libéral classique.

Pour lui, la véritable richesse d’une nation ne se situe pas dans l’accumulation d’or et d’argent mais dans la quantité de biens et services produits. N’oublions pas que la publication de son œuvre maîtresse, « Recherche sur les causes et la richesse desnations » coïncide avec l’essor de la Révolution industrielle au Royaume-Uni. Ainsi il s’intéresse à comment accroître la production. Pour lui la Richesse d’une Nation repose sur la division du travail. Plus le travail est divisé et réparti entre les individus et plus la richesse progresse. Comment expliquer cela ?

La division du travail permet d'augmenter la« puissance productive du travail »(sa productivité) et donc d'accroître les richesses créées par le travail productif (croissance). En effet, Smith montre à partir du célèbre exemple de la manufacture d'épingles, que la division du travail permet d’accroître la productivité. Dans cette manufacture d’épingles, la répartition de dix huit opérations entre dix ouvriers permet d'atteindre une production totale quotidienne de plus de 48000 épingles. Chaque ouvrier réalisant 1 / 10 du produit, sa production quotidienne peut être assimilée à 4800 épingles. Si chacun d'entre eux devait assumer l'ensemble des dix opérations, il n'arriverait même pas, explique-t-il, à fabriquer une vingtaine d'épingles par jour. La productivité du travail a donc été multipliée par 240 (4800 / 20). D'où provient cette croissance de la productivité ?L'efficacité de la division du travail améliore la productivité du travail de trois manières : - La division du travail accroît l'habileté de chaque travailleur dans la mesure où ce dernier se spécialise dans une seule et unique tâche. Il en fait la «seule occupation de sa vie ». ». La spécialisation le rend plus habile par effet d'apprentissage (= c’est le « Learning by doing »). - La division dutravail permet de supprimer les temps morts habituellement consacrés au passage d'une activité à une autre, d'un outil à l'autre. On assiste ainsi à un appréciable gain de temps au bénéfice d'une participation plus effective à la production. - Enfin, la division du travail aboutit à la création de nouveaux instruments de production de nouvelles machines qui elles aussi économisent du tem s tout enréduisant la pénibilité de l'exercice professionnel. L'apparition de nouveaux outils productifs a deux origines, elles-mêmes liées à la division du travail. D’une part, la spécialisation de chaque ouvrier l'entraîne à une meilleure connaissance de son poste de travail et par cela même à concevoir de meilleurs instruments pour effectuer son ouvrage (cf. texte). Les ouvriers cherchent toujours à...
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