Croyez vous qu'une bonne histoire est celle qui propose une fin inattendue ?

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  • Publié le : 6 novembre 2009
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Ces derniers siècles ont amenés différents mouvements littéraires. Dans chacun d'eux se trouvent des auteurs aux buts tout aussi variés. Une histoire est constituée d'étapes, qui retraçeront l'évolution d'un ou plusieurs personnages, dans environnement réel ou fictif. Tout récit possède une fin. Celle-ci peut être préparer depuis le début, c'est à dire que les objectifs sont clairement dit ouqu'il est facile de les deviner. Ou au contraire, le lecteur sera totalement surpris voire choqué de la fin. Une bonne histoire, c'est un vocabulaire exploité, de l'imagination, et une intrigue accrochante.
Malgrés tout, certains pensent que la qualité du récit est en fonction de la fin. Si une bonne histoire est celle dont la fin est calculé, il est tout aussi possible qu'une bonne histoire puissese terminer par une chute inattendue, voire même que la fin ne soit pas l'élément désisif pour déterminer une histoire « bonne » ou pas.

En tout premier lieu, ce sont les histoires dont la fin n'est pas inattendue, auquelles on s'interessera. Plus précisément aux histoires dont la fin est connue. Les récits autobiographiques tels que Les Confessions de Rousseau ou Mémoires d'outre-tombe deChateaubriand sont des très bons exemples. Le lecteur en connaît l'issu puisque ces ouvrages ont été publié après la mort des auteurs. Le but de ces livres n'étaient donc pas de terminer en beauté, mais de faire une description de leurs époques, de leurs sociétés sans être pour autant objectif. On peut donc connaître la fin, sans que le désir de savoir comment cela va se réaliser soit affaibli.Puis, il y a les histoires dont la fin est logique. C'est le cas pour les contes ou les fabliaux, car la fin se termine toujours par une morale, où en quelques sortes, les « méchants » sont toujours punis. C'est le cas dans « Du prud'home qui sauva son compère ». Ce fabliau met en scène une injustice, dont la solution est trouvé par « un fou » qui mit d'accord tout le monde. Il y a aussi le cas duthéatre tragique. Rien qu'à l'énonciation du mot « tragique » on sait que l'histoire se terminera mal. Comme par exemple dans Andromaque de Racine, où presque tous les personnages péririont ou seront malheureux.
Enfin, il y a les histoires dont la fin est préméditée. C'est en effet le cas pour Le Rêve de Zola. Dès le début les ressemblances entre les légendes que lit l'héroïne, et sa vie, seconfondent. C'est comme cela qu'on sait qu'Angélique tombera amoureuse d'un prince, que celui-ci l'épousera, et qu'elle mourra heureuse, comme une martyr. On peut se demander alors pourquoi le lecteur continue de lire s'il sait la fin. En fait, il y a deux solutions. Soit il veut voir les péripéties qui mèneront à la fin, soit il espère que la fin soit inattendue.
Quoiqu'il en soit, une fininvraisemblable fera perdre de la valeur à l'ensemble de l'oeuvre, car le lecteur restera sur sa mauvaise fin.

On a bien vu que les auteurs ont souvent choisi la fin attendue. On va maintenant voir l'intérêt de ceux qui ont choisi une fin imprévu.
On explique ce choix pour, dans un premier temps, garder l'attention du lecteur jusqu'à la dernière ligne. Ainsi le suspens est gardé, le mystère estcomplet. Cette optique est judicieuse notamment pour les romans policiers comme Le Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux. Lorsque le reporter Rouletabille annonce qui est le vrai coupable, le lecteur tombe des nues. Il était presque impossible de le deviner et il fallait donc lire jusqu'à la fin.
Dans un deuxième temps, c'est pour provoquer un effet de surprise. C'est à dire que le lecteurs'attendait à tout autre chose. Le meilleur exemple pour illustrer ceci est « Happy meal » d'Anna Gavalda. Un homme emmene une fille qu'il aime au Mc Donald, et jusqu'à l'avant dernière ligne le lecteur pense que c'est sa compagne. La dernière phrase apprend au lecteur que ce n'est pas sa femme mais sa fille, de sept ans. Il y avait quelques indices, l'auteur a donc finement manipuler le lecteur....
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