Cultural studies

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  • Publié le : 2 avril 2011
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Les Cultural Studies sont un courant de recherche née dans les années 1960 en Grande-Bretagne autour des travaux de plusieurs chercheurs, notamment David Morlay, Richard Hoggart et Stuart Hall. Les médias et les cultures populaires sont le cœur même de cette approche. Selon eux, le public est situé dans une culture spécifique et va donc avoir un impact sur l’interprétation du texte.
StuartHall, une des figures phare du courant théorique, a marqué les Cultural Studies par l’élaboration de son modèle codage/décodage. Ce dernier transforme le modèle traditionnelle émetteur-récepteur, un modèle linéaire, qui, selon lui laisse en marge plusieurs aspects du processus communicationnel et donc très limité. Il propose alors un nouveau modèle où le processus communicationnel de l’émissiondu message et de sa réception sont intimement liés, tout en restant distinct et spécifique l’un par rapport à l’autre car, selon lui chaque moment de ce processus a ses propres déterminants. Son modèle s’inspire fortement de celui de Marx avec la production de marchandise. En effet, la production est un élément incontournable dans le modèle de Hall, car dans les médias de masses, elle résulte desrapports sociaux de production, de ces codes de langages, etc. Il nommera ce nouveau modèle codage/décodage.
Par codage, Hall sous-entend la composition originelle du message. Autrement dit, pour néo-marxiste le caractéristique construits des différents signes télévisuel par exemple, relève de d’une mise en forme discursive qui semble, au premier abord naturel et normal, alors que c’est notrehabitude à ce message qui le rend ordinaire à nos yeux. En outre, le téléspectateur va à partir de là amener à saisir le ses des signes qui implique plusieurs réalités, entre autres la culture, le milieu social, le sexe, l’âge du téléspectateur.
Quant au décodage, nous comprenons l’étape où le message télévisuel est lu et compris par le téléspectateur. Toutefois, selon lui rien ne garantie unecohésion entre le codage du signe par le producteur, et son décodage par le téléspectateur, car pour lui, il y a une pluralité d’interprétations personnalisées et individuelles. Par ailleurs, avant de pouvoir parler de décodage il faut qu’il y ait interprétation du signe codé, une sorte d’étape intermédiaire entre le codage et le décodage. L’interprétation relève selon lui de ce qu’il appelle des«règles performatives», qui cherchent à hiérarchiser un domaine de signification sur un autre.

Notre sociologue insiste beaucoup sur le rôle de la position sociale de l’individu dans l’interprétation des messages des médias de masses par différents groupes sociaux, c’est qu’il appelle la « politique des représentations ». Il a suggéré l’existence de trois codes ou positionnements interprétatifsmajeurs. Le premier est la lecture dominante ou hégémonique. Ici, le lecteur partage complètement le code du texte et accepte et reproduit la lecture préférentielle. Dans ce cas le code du texte parait «naturel» au lecteur. Le deuxième positionnement est la lecture négociée. Le lecteur partage en partie le code du texte et accepte dans ses grandes lignes la lecture préférentielle, même s’il résisteparfois et la transforme selon ses propres positions, expériences et intérêts. Finalement la lecture oppositionnelle ou contre hégémonique suppose que le lecteur, dont la situation sociale le place en relation directement oppositionnelle au code dominant, comprend la lecture préférentielle mais ne partage pas le code du texte et rejette cette lecture en proposant à sa place un cadre de référencealternatif. Donc, l’approche de Hall postule que le sens implicite du texte est encodé dans le code dominant.
Pour être plus concret, nous allons appliquer les trois types de décodages que nous venons de présenter sur l’exemple de la surreprésentation du canon de beauté féminin blanche dans la culture médiatique par rapport Asiatiques et aux Noirs. Si nous partons de l’idée de...
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