Culture et internet

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  • Publié le : 21 mars 2011
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L'internet est l'objet de nombreux questionnements depuis son apparition. Certains auteurs vont même jusqu'à parler de ce nouveau média comme d'un "monde nouveau" dans lequel modes de vie, habitudes, rites, et codes sociaux lui sont propres.

Devant la montée croissante de l'intérêt porté pour ce nouveau média par le grand public, certains auteurs craignent qu'on assiste à un véritableprocessus d'acculturation, de contagion du réseau par l'idéologie dominante (que l'on peut résumer grossièrement comme la soumission aux impératifs libéraux de l'économie de marché des internautes considérés de plus en plus uniquement comme des consommateurs).

On a souvent dénoncé l’Internet comme une antithèse de la culture…

Quand Internet rimaient avec acculturation
|On peut d'ores et déjàsouligner la connotation négative de ce terme... Quoi qu'il en soit, il est vrai que le réseau mondial qui |
|accompagne l'émergence du phénomène de mondialisation, peut présenter des signes d'acculturation. |
|La  plus grande visibilité sur le net est récoltée par des sites professionnels, donc soumis à une logique marchande. Ce qui écarte la|
|possibilité d'yvoir se développer une vraie culture (ici au sens double d'identité collective et de capacité de création). L'anglais |
|semble être la langue dominante: |
|- le téléchargement de n'importe quel logiciel suppose la pratique de l'anglais |
|-La plus grande part des ressources du net sont en anglais... |

Perre Lévy, philosophe du cyberespace, parle "d'universel sans totalité". Il veut ainsi distinguer la recherche de l'universel du processus d'universalisation. Il considère alors que les hommes tendent effectivement à ne plus former qu'une seule communautémondiale, même si cette dernière est inégalitaire et conflictuelle. Il souligne, c'est que cette communauté mondiale n'est pas dominée par la cyberculture. Il prend soin de distinguer menace totalitaire et recherche de l'universel.  Ainsi Pierre Lévy nous fait dépasser le débat acculturation / nouvelle culture, en posant le principe selon lequel on a bel et bien une nouvelle culture qui recherchel'universalité sans être pour autant "acculturante".

Internet : un risque de cannibalisation ou d’uniformisation de la culture?

Plus de la moitié des Français ont un ordinateur : on y fait apparaître tout ce dont on rêve. Les acteurs de la vie culturelle se mettent donc en quatre pour réaliser les souhaits les plus exquis ou les plus fous des internautes. «C'est un virage à ne pas manquer»,répètent-ils unanimes. Tant pour la technologie que pour la conquête de nouveaux publics : les internautes sont en majorité des jeunes. Le bonheur avec lequel ils surfent pourrait faire de la Toile une rivale de la télévision.
Le temps n'est plus où l'on pensait que retransmettre les matchs de foot à la télé viderait les stades. Si chacun bataille contre les téléchargements illicites, aucun acteur necraint de développer la culture à domicile. La nouvelle Philharmonie de Jean Nouvel, qui doit ouvrir à la Villette en 2012, sera d'ailleurs équipée de caméras pour mettre en ligne un maximum de concerts.

«Plus on en a, plus on en veut. Les marchés ne se cannibalisent pas. Voir ou entendre de la culture chez soi entretient l'envie d'en voir en vrai et de partager avec d'autres », dit Jean Rozat,directeur général et stratégique d'Arte, qui met en ligne gratuitement, en plus de magazines et de bonus culturels, un certain nombre de spectacles : Festival d'Aix ou de Verbier, Folle journée de Nantes, Tartuffe au TNS…

Dans ce contexte de forte industrialisation culturelle, les médias exercent une influence centrale sur la légitimité et sur la visibilité de la culture.
La légitimité...
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