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  • Publié le : 26 avril 2011
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La sociologie des arts n’est pas le seul discours sur cet objet. Le travail des sociologues est d’étudier des discours beaucoup plus anciens comme l’histoire de l’art et la philosophie de l’art (ou esthétique) : réflexion classique, comment constituer un jugement. La philosophie fonde des critères de jugement dont l’usage devrait permettre de l’utiliser sur n’importe quelle œuvre, et nonspécifique à une œuvre, qui permet la comparaison.

La sociologie ne juge pas mais analyse le travail de ce jugement. L’histoire des arts a plus travaillé sur l’analyse de la succession des styles et sur les évolutions des activités artistiques. Ce discours restera très important jusqu’au XIXème siècle, en donnant un ordre de jugement de valeur qui au sein de l’histoire de l’art suscitera des débats :à savoir si l’analyse de l’évolution permet ou non de fonder un jugement de valeur.

La critique d’art est une activité d’analyse et de jugement des œuvres qui ne prête pas à la scientificité, mais tente de jouer un rôle d’information qui comporte des jugements de valeur comme la presse. Il y a ici aucune nécessité d’être rationnel ou non. La rationalité, en théorie, ne fait pas part de leursactivités. Cela ne se réduit pas qu’à la presse mais aussi aux catalogues, aux textes de présentation et d’explication. Parmi eux se trouvent des discours de collectionneurs ou même de bloggeurs.

Alors que fait-on de tous ces discours ?
Les discours des historiens et de philosophes sont-ils pour nous de simple discours documentaires ou des ressources théoriques ou les deux ? Cette question agitenombres de débats.

Définissons la discipline, définissions l’objet. C’est déjà une chose difficile car la question « qu’est-ce que ? » porte sur l’essence des phénomènes (c’est de la philo) et c’est une question fixe, susceptible d’aucune variation.
Et dans l’arsenal de la sociologie il n’y a pas de place pour l’essence, tout est le résultat d’un processus social donc influençable par desvariations. Il est impossible par exemple de faire comprendre à un journaliste qu’il n’y a pas de classes sociales. Les classes sociales se définissent selon une donnée historique particulière.

Exemple: en France, nous fonctionnons spontanément par essence : un délinquant est un délinquant, alors qu’il ne faudrait pas penser comme cela.
Comment définir notre objet sans en donner une essence ?Comment produire une représentation de l’activité sociale artistique qui soit suffisamment solide pour en faire un objet de recherche, tout en l’excluant de l’essence ?

Ce terme est définit et utilisé par les autres, et donc interrogeons les discours sur l’art pour observer les faits de ce mot. L’usage de ce mot à énormément changé, au point qu’au XIXème siècle l’art était utilisé pour définirles beaux arts et la médecine. Maintenant on l’utilise pour parler d’un type d’activité établit progressivement dans l’histoire. Mais est-ce que tous les usages donnés, dans l’histoire, sont cohérant entre eux ? Quand on parle d’art pour Picasso ou Godard, et d’art africain avant le XXème siècle et d’art naïf ou d’art thérapie ? L’art a-t-il le même sens dans tout les cas ?
Est-il justifié deparler d’art dans les sociétés où l’art n’a pas cour ? Il faut évidement éviter le pur et simple empirisme ou relativisme. Nulle part n’est faite la définition de notre objet dans les discours sociaux, c’est donc à nous de la définir. Le relativisme donne la même valeur au terme selon son utilisation sans tenir compte du poids dans la vie sociale.

Tenons compte de la position sociale del’émetteur sur cette notion. Evitons aussi l’inverse, celui du réductionnisme qui consiste à ne conserver comme discours sur l’objet que les discours « autorisés » socialement. La question de savoir qui a le droit de parler d’art, dans notre société devient de plus en plus floue !

Par exemple : la fonction sociale des intellectuels a bien changé depuis le XIXème siècle en France. Il n’existe plus...
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