Cyrano de bergerac, edmond rostand commentaire composé de la tirade des « non, merci !

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  • Publié le : 3 juin 2012
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Lecture analytique n°4 de Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand Commentaire composé de la tirade des « non, merci ! » (Acte II, scène 8, page 77)
Situation du passage :

Après son entrevu avec Roxane dans la rôtisserie de Ragueneau, Cyrano reçoit d’une façon peut hospitalière les Cadets de Gascogne et toute une foule d'admirateurs ayant entendu parler du combat de la Porte de Nesle. C’est alorsqu’apparaît De Guiche venu proposer que Cyrano devienne son poète ou celui de son oncle Richelieu. De Guiche, annonçant que c'est lui qui avait posté les 100 spadassins pour tuer Lignière, devient un ennemi. Voyant la tension monter, les admirateurs se retirent. Il ne reste alors plus, dans la rôtisserie, que les Cadets, Cyrano et Le Bret.

Commentaire composé :

Dans la vie actuelle, denombreuses personnes sont contre le mode de vie proposé par la société de tel ou tel pays. Ces personnes, souvent qualifiées de marginaux, trouvent leurs bonheurs dans leurs propres façons de vivre qu’ils bâtissent au fil de leurs existences.
Ce constat est justement celui qu’exprime Cyrano de Bergerac au cours de la fameuse tirade des « non, merci !». Cyrano de Bergerac est le héros de la pièce dethéâtre Cyrano de Bergerac, écrite par Edmond Rostand (1868-1918, est un poète et auteur dramatique qui a ressuscité le drame héroïque en vers) en 1897.
Afin de structurer et d’expliquer au mieux le point de vu de Cyrano, nous examinerons dans un premier temps, le mode de vie que le personnage désapprouve (mais qui était pourtant le mode de vie d’une grande partie des poètes de l’époque), et aucontraire, dans un deuxième axe, nous verrons le mode vie que le personnage approuve.

Dans cette première partie, on remarque que Cyrano fait la satire d’un mode de vie qui ne lui ressemble pas et qui par conséquent ne lui plaît pas. Pour marquer cette satire, Cyrano utilise des procédés rhétoriques très ironiques et très péjoratifs (surtout des métaphores, comparaisons). Par exemple, dès le débutde sa tirade et grâce à une métaphore sur le thème de la végétation (V.3-5), Cyrano définit les poètes comme des complimenteurs vis-à-vis de leurs « patrons » V.2. Cyrano les compare, en outre, à des personnes qui cherchent la facilité pour se faire une place dans la haute société plutôt que d’affronter leurs propres problèmes (comme le ferait une personne honnête).
Cyrano utilise ainsi diversarguments décrivant sa vision satirique d’un mode de vie qui lui déplaît. Ces arguments sont insérés dans la tirade sous forme de phrases interrogatives. Ces phrases, qui sont des énumérations renforcées par le mode infinitif et qui servent à montrer les caractéristiques de la vie des poètes, représentent les questions que pourrait poser, à Cyrano, une personne quelconque à propos de son choix dene pas devenir le poète d’une personne hautement placé. A tout cela, Cyrano répond d’une façon catégorique mais toutefois polie au travers d’un « Non, merci ! ».
Ce que Cyrano reproche le plus au mode de vie des poètes est principalement le manque de liberté. Ce manque peut s’expliquer de trois façons différentes.
• Il y a tout d’abord la hiérarchie (personne supérieure à une autre dans lasociété : un patron est au dessus d’un employé), que l’on remarque au travers d’un champ lexical : « protecteur » V.2, « patron » V.2, « tuteur » V.4, « financier » V.7, « ministre » V.8.
• Ensuite il y a le fait que le poète doit se soumettre, flatter les personnes plus puissantes que lui. Pour expliquer cela on remarque le champ lexical de la flatterie : « se changer en bouffon » V.7, « Exécuter destours de souplesse dorsale » V.13, « son encensoir, toujours, dans quelque barbe » V.17.
• Enfin il y a la peur de ne pas être reconnu, et qui oblige les poètes à toujours travailler. Cela est justifié grâce au champ lexical de la peur : « terrorisé » V.29, « avoir peur » V.32, « être blême » V.32.
De plus, Cyrano désapprouve totalement d’être l’esclave d’une société qui va lui imposer, par...
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