Délinquance juvénile

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages: 9 (2132 mots)
  • Téléchargement(s): 0
  • Publié le: 11 novembre 2009
Lire le document complet
Aperçu du document
LA DELINQUANCE JUVENILE

Introduction et définition

I.- Causes

a) situation familiale

b) l'environnement scolaire

II.- La Justice face aux mineurs

a) qui juge quoi ?

b) quel est le sort d'un délinquant

III.- Quelques témoignages et réponses d'un psychologue

a) « j'ai volé dans un magasin »

b) « je me fais racketter depuis des semaines ».Conclusion

LA DELINQUANCE JUVENILE

Introduction définition

La délinquance juvénile est l’ensemble des infractions comme, par exemple les agressions sexuelles, les vols, les meurtres, les dégradations, le racket, les vols, les coups et blessures, volontaires ou non, commis par des mineurs.

Il y a trois sortes d’infractions classées selon leur gravité :

- les crimes
- lesdélits
- les contraventions

Entre 1990 et 1993, le nombre de délinquants mineurs variait entre 92 912 et 101 631.

Entre 1993 et 1998, la délinquance juvénile augmente très fortement ; elle passe de 92 912 à 171 787 délinquants.

Et entre 1998 et 2000 le nombre de délinquants stagne autour des 170 000 délinquants.

Le sujet étant très vaste, nous avons choisi de voir les causes decette évolution, la réaction de la justice face aux mineurs et de vous faire part de quelques témoignages de mineurs délinquants et leurs victimes afin de lancer le débat.

I.- Causes.

a) la situation familiale et sociale.

La famille demeure la base sociale à partir de laquelle l’enfant se lance dans sa carrière scolaire et sociale. Vivant dans de pénibles conditions de logement,durement touchés par le chômage, ressentant de façon aiguë leur échec social, les parents de milieux défavorisés sont souvent trop impliqués dans leur propre combat pour un bien-être élémentaire pour répondre adéquatement à divers besoins de leurs enfants.

Le chemin qui mène à la délinquance part souvent de familles éclatées, où les pères sont absents ou dévalorisés (par le chômage, l’alcoolisme) etles mères débordées ou au contraire sur protectrices.

Ces familles (80 % environ) appartiennent aux milieux les plus défavorisés. Elles vivent souvent dans de grands ensembles ou aucun loisir, aucune activité n’est proposée à ces jeunes. Il n’est pas rare de trouver des familles de 10, 12, 15 enfants. Les pères ont rarement une qualification professionnelle, ils ont un faible salaire. Lelogement est souvent exigu.

Tout cela favorise le désir des jeunes à s’échapper, à rejoindre des copains dans la rue. La rue est un attrait extraordinaire pour ces jeunes. Ils ont souvent des envies qu’ils ne peuvent pas satisfaire. Et il n’y a qu’un pas pour qu’ils « passent à l’acte ».

L’idéal qui remplace l’idéal politique ou l’idéal religieux c’est la consommation. Ceux qui n’accèdent pas à unniveau social par l’argent, par le travail, se sentent terriblement frustrés. De cette frustration naît un climat d’agressivité. D’autant que les modèles qui dominent sont les gens riches, les acteurs, les top models. Quand on ne peut pas assouvir ses désirs, la violence apparaît.

Le climat familial est donc très important. Plus il est bon, plus le jeune reconnaît à ses parents le droit deformuler un avis sur son comportement ou la possibilité de superviser son emploi du temps, notamment le soir. A l’inverse, si ce climat familial n’est pas bon, alors le jeune a tendance à ne pas reconnaître d’autorité à ses parents et cela favorise des attitudes qui peuvent le conduire à la délinquance.

b). L’environnement scolaire

L’environnement scolaire est très important. On constateque plus un jeune perd pied à l’école, plus il est susceptible d’entrer dans la voie de la délinquance. Et inversement, plus il rentre dans la sphère des délits, plus il décroche de l’école.

De plus on constate, depuis quelques années, de nombreux cas d’enfants victimes de violence à l’école. Depuis le début des années 90, la violence physique, psychologique et sexuelle, s’est installée dans le...
tracking img