Dan brown da vinci code

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  • Publié le : 15 décembre 2009
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Dan Brown

Da Vinci code
2003

–1–

Prologue Paris, musée du Louvre, 22 h 56 Jacques Saunière, le célèbre conservateur en chef du musée du Louvre, s'élança en courant dans la Grande Galerie. Le vieillard de soixante-seize ans saisit à deux mains le premier tableau qui se présenta sur sa droite, un Caravage, et tira dessus de toutes ses forces. Le grand cadre en bois doré se décrocha de sacimaise et Jacques Saunière s'écroula sous le poids du tableau. Comme il s'y attendait, une énorme grille métallique s'abattit à l'extrémité est de la galerie, ébranlant le parquet et déclenchant une alarme qui résonna au loin. Saunière resta un moment à terre, le temps de reprendre son souffle et de faire le point. Il rampa sous le tableau pour s'en dégager, et jeta autour de lui un regardcirculaire, cherchant désespérément un endroit où se cacher. Une voix s'éleva, terriblement proche : — Ne bougez pas ! À genoux sur le parquet, Saunière s'immobilisa et tourna lentement la tête. À moins de dix mètres, bloqué par la herse, son assaillant l'observait derrière les barreaux. Il était grand et robuste avec une peau d'un blanc cadavérique. Sous les cheveux rares et sans couleur, deuxpupilles rouge sombre entourées d'iris rosés luisaient dans l'ombre, braquées vers lui. L'énorme albinos tira de sa poche un pistolet dont il pointa vers Saunière le long canon à silencieux. D'une voix étrange à l'accent difficilement identifiable, il lança : — Vous n'auriez pas dû courir. Et maintenant, dites-moi où elle est. — Je vous répète que je ne vois pas de quoi vous parlez ! répliqua le vieilhomme agenouillé sans défense sur le parquet. — Vous mentez ! L'autre le fixait, complètement immobile, comme si toute sa vie s'était concentrée dans son regard spectral.
–2–

— Vous et vos frères avez usurpé un trésor qui ne vous appartient pas. Un flux d'adrénaline parcourut le corps du conservateur. Comment a-t-il pu apprendre cela ? — Ce soir, ses vrais gardiens vont reprendre leur bien.Dites-moi où il est caché et vous vivrez. Vous êtes prêt à mourir pour garder votre secret ? Le canon se redressa, visant la tête du vieil homme, qui cessa de respirer. L'albinos inclina la tête, cligna d'un œil et mit en joue. Saunière leva les deux bras comme pour se défendre. — Attendez, articula-t-il lentement, je vais vous donner les informations que vous attendez de moi. Reprenant son souffle,Saunière récita posément le mensonge qu'il s'était tant de fois répété à lui-même, et qu'il avait espéré ne jamais avoir à prononcer. Lorsqu'il eut terminé, l'albinos grimaça un sourire suffisant. — C'est exactement ce que m'ont dit les trois autres. Saunière eut un mouvement de recul. Les autres ? — Eux aussi, je les ai trouvés. Tous les trois. Ils dit la même chose. Comment a-t-il pu lesidentifier ? Les fonctions du conservateur en chef au sein de la confrérie, comme celles des trois sénéchaux, étaient aussi confidentielles que l'antique secret qu'ils devaient protéger. Saunière dut se rendre à l'évidence : ses trois frères avaient respecté la procédure, et proféré le même mensonge avant de mourir. Son agresseur pointa de nouveau le pistolet vers lui. — Après votre disparition, je seraile seul à connaître la vérité. La vérité. Le vieux conservateur comprit aussitôt toute l'horreur de la situation. Si je meurs, la vérité sera à jamais perdue. Dans un sursaut instinctif, il tenta de se mettre à l'abri. Il entendit partir le coup étouffé et une douleur fulgurante lui transperça l'estomac. Il s'effondra à plat ventre, puis réussit à se redresser pour ne pas perdre de vue sonassassin, qui rectifia son angle de tir, visant la tête cette fois.
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Submergé par le regret et l'impuissance, le vieil homme ferma les yeux. Le clic de la détente résonna dans le chargeur vide. Saunière rouvrit les yeux. L'albinos jeta sur son arme un regard presque amusé. Il hésita à sortir un second chargeur mais se ravisa et, avec un rictus méprisant dirigé vers la chemise ensanglantée de...
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