Dans le prologue du roman, rabelais place l’habit au rang des apparences trompeuses : « l’habit ne fait pas le moine ». dans quelle mesure, la description du chapitre 8 contredit-elle le proverbe ? quelle est la part de

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  • Publié le : 8 décembre 2011
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François Rabelais écrit en 1534 le roman Gargantua. Dans ce roman, le narrateur nous conte l’histoire de Gargantua, géant, et par ce fait, insiste sur la description de ce personnage gigantesque. Pourtant dans le prologue, Rabelais affirme : « l’habit ne fait pas le moine ». On pourrait se demander si la description du chapitre 8 dans Gargantua et le proverbe présent dans le prologue ne sont-ilspas contradictoires et par ce fait quelle est la part de séduction et la part de vérité dans cette description. Dans un premier temps, nous évoqueront la part d’apparence et de tromperie dans la description qui laisse penser que l’habit fait le moine. Deuxièmement, nous montrerons que Rabelais laisse aussi une part de vérité dans le chapitre 8 pour montrer que l’apparence n’est pas égale à lapersonne.

Rabelais montre veut avant tout contredire le proverbe qu’il a énoncé dans le prologue. On note tout d’abord la volonté de Rabelais pour décrire avec exactitude les habits de Gargantua et en souligner les aspects princiers de ceux-ci. En effet, le premier paragraphe du chapitre explique l’importance de la couleur bleu et blanche sur les habits : c’est une volonté de donner des indicationspar les couleurs de la classe sociale auquel appartient Gargantua. De plus, pour ses habits, Rabelais donne différents matériaux nobles pour souligner cet aspect princier comme des toiles, des coussins, du satin, lainage, des émeraudes, broderies, fins diamants, rubis, turquoises, velours, de l’or, plume, jaspes, argent, acier, cuivre, rubis… Enfin, Gargantua porte des accessoires qui font de luiun prince en apparence tels que : l’épée, le plumet, le médaillon, la chaîne en or, les gants et les anneaux. Son apparence vestimentaire est là pour montrer qu’il est le prince et pas quelqu’un d’autre. Ensuite, Rabelais décrit à demi-mots la tromperie qu’il utilise dans sa description. Il avoue en effet, lors de la description de la ceinture : « à moins que je ne fasse une erreur grossière ». Ala suite de cela, il annonce que l’épée porté par Gargantua n’est autre qu’un morceau de bois et le poignard est fait de cuir le tout recouvert de peinture et de dorure pour donner l’impression de deux armes menaçantes. Le fait que l’anagramme du nom de l’auteur soit présente à la fin de la description signifie que toute cette réalisation comme dit le narrateur est complètement imaginé parRabelais lui-même. Enfin, dans ce chapitre, Rabelais utilise des anecdotes pour rendre le récit réel lors de sa description. Il évoque dès la première page les registres de comptes pour justifier sa découverte vis-à-vis des habits de Gargantua, pour donner aux lecteurs que tout ceci est réel et donc par conséquent, que le lecteur peut décider par lui-même en lisant ce chapitre si l’habit fait le moineou non. Ensuite, il interpelle le lecteur sur le fait que c’est grâce à Gargantua qu’ont attache les chausses aux pourpoints et non l’inverse, comme si Gargantua, à son insu avait inventé un nouveau moyen de coudre. Lors de la description du bonnet, le narrateur donne l’avis qu’avait le père de Gargantua sur les bonnets de métèques et rend concret le récit par un passage authentique.
Maisl’auteur, veut aussi prouver qu’il avait raison en enrichissant le récit de détails qui montrent qu’il ne faut pas se fier aux apparences. En effet, la description des habits de Gargantua dans le chapitre 8 renvoie à la séduction avec la représentation du « bas corporel » qu’en fait Rabelais. Cette séduction débute avec tout d’abord, la description de la braguette de Gargantua. Cette braguette paraitdémesurée sachant qu’il faut « seize aunes et un quart » de tissu et qu’une aune correspond environs à 1 m 20 aujourd’hui. De plus, Rabelais fait une description très suggestive de l’ouverture de la braguette en l’a comparant avec une corne d’abondance telle qu’elle est représentée sur les monuments antiques. Parlant des pierres qui ornent les boucles d’or accrocher à la braguette, Rabelais cite...
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