Dans quelle mesure la fonction du roman est-elle de représenter le monde tel qu'il est, de manière réaliste ?

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  • Publié le : 4 novembre 2010
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C 'est au début du 19ème siècle que l'on voit arriver les premières œuvres réalistes, avec la Comédie Humaine de Balzac, qui aura pour objectif de pousser le réel jusqu'en« concurrencer l'état civil ». Le Réalisme deviendra officiellement un courant littéraire dans la deuxième partie du 19ème siècle, notamment après l'exposition « le Réalisme » de Gustave Courbet et son tableau « Un enterrement àOrnans ». Les auteurs réalistes s'attachent à reproduire au plus proche la société dans laquelle ils vivent. Nous tenterons donc de déterminer dans ce travail d'écriture quel rôle joue l'écriture réaliste dans un roman et donc quel est son intérêt ? Cette étude passera par l'analyse des codes réalistes, puis par l'opposition de ceux-ci à certains genre, en synthétisant par le potentiel decomplémentarité qu'il existe entre ceux-ci.

« Un roman c’est un miroir que l’on promène le long d’une route » disait Stendhal dans Le Rouge et le noir, puisque, en effet, pour les écrivains du courant réaliste, il faut représenter avec exactitude la société de l'époque et tout se qui va avec. Ainsi, on distingue de très longs moments de descriptions dans les œuvres de ces auteurs, comme par exempleMadame Bovary de Flaubert, qui contient de longs passages descriptifs qui définissent avec précision le cadre spatial et temporel.
Le but de cet effet est en fait de représenter , voir faire comprendre les choses par ce qu'elles sont dans la réalité en tendant parfois vers des stéréotypes volontairement utilisés. De cette façon, dans Bel-Ami Maupassant présente un personnage qu'on découvrearriviste au fur et à mesure de ses action, décrites avec minuties. La représentation fidèle du réel est un outil qui met en évidence les archétypes de personnages, se qu'illustre brillamment Honoré de Balzac dans sa Comédie Humaine en inventant un univers cohérent où l'on retrouve les même personnages à travers chaque roman, occupant tous une place et un archétype précis.
La force du réalisme estdonc de représenter tous les aspects de la société sans exception; la littérature ne se limite plus à la bienséance et n'hésite pas à montrer des prostituées, des femmes déçues par le mariage. On connaît pour cela la condamnation de Madame Bovary en 1857 pour cause de « réalisme grossier et offensant pour la pudeur ».
Le soucis d'objectivité est aussi quelque chose d'important dans ce courantlittéraire, car la subjectivité est considérée comme une forme d'interprétation de la réalité. Ainsi, à la fin de l'extrait d'Une Vie, Le maire fera un lapsus entre les mots « Cana » et « Ganache », c'est une manière de mettre en avant un point de vue en se contentant de matérialiser l'argument de façon à donner l'illusion de reproduire le monde réel. Maupassant a d'ailleurs dit « Les réalistes detalent devraient s'appeler plutôt des illusionnistes ».
On peut donc conclure que, au delà de se contenter d'offrir des descriptions complexes, le réalisme permet par la retranscription exacte du cadre et des faits de déterminer les défauts de la société et d'en catégoriser les personnages sans subjectivité évidente de l'auteur; moyen habile de critique sociale et politique.
En opposition à cecourant, il existe d'autres moyens de bâtir un récit, comme le merveilleux, le fantastique, ou la science fiction, qui reposent en partie sur le paradoxe, le flou constant entre imaginaire et raison.

Dans un roman de type merveilleux, tout les éléments imaginaires sont confondus avec la réalité, les œuvres se composant un grande partie d'un univers artificiel. Dans les contes de fées, commeceux des frères Grimm, les descriptions bien que nombreuses servent en fait à plonger le lecteur dans un monde étranger au sien.
La réalité et l'irréel peuvent être mélangés afin de troubler le lecteur, dans Le Horla de Maupassant celui-ci peut même en venir à se méfier du narrateur; ce qui s'oppose totalement à l'objectivité et à l'impartialité du réalisme.
Lorsque l'on lit un récit...
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