Darius milhaud

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  • Publié le : 17 décembre 2010
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L'œuvre de Darius Milhaud subit-elle les
influences de l'esthétique Baroque ou Classique ?

I. Biographie
II. Polytonalité et Tonalité
III. L’esthétique Baroque et Classique
IV. Les influences dans l’Oeuvre de Milhaud


Biographie

Darius Milhaud est né le 4 septembre 1892 à Marseille et est mort à Genève le 22 juin 1974, il fut un compositeur français de musiqueclassique. 

Il est issu de l’une des plus vieilles familles juives de Provence, originaire du Comtat Venaissin. Cette région du Vaucluse abrite depuis des siècles de nombreuses familles juives dont la famille Milhaud, particulièrement reconnue pour avoir engendrée Joseph Milhaud, fondateur en 1840 de la synagogue d’Aix-en-Provence. Parmi les membres de sa famille, l’on compte également Joséde Bérys, Francine Bloch (qui l'invitera, en 1961, à devenir le premier président de la Société des amis de la Phonothèque nationale de France et établira sa phonographie).

Darius Milhaud est l’unique fils d’un négociant en amandes et d’une mère née à Marseille. Ses parents sont musiciens amateurs. Son père fonde la Société Musicale d’Aix-en-Provence, et sa mère connaît bien les chantsreligieux. Darius montre des dons précoces, tout d’abord pour le violon et la composition. A 17 ans, en 1909, il va à Paris pour étudier au Conservatoire de Paris jusqu’en 1915. Ses professeurs ont pour nom Gustave Leroux en harmonie, André Gedalge pour le contrepoint, Charles-Marie Widor pour la composition et surtout Paul Dukas pour l'orchestration. 

Ces années sont l’occasion demultiples rencontres sur le plan musical et littéraire : il se lie d’amitié avec les musiciens Georges Auric et Arthur Honegger et avec le poète Léo Latil, tué en 1915 lors de la Première Guerre mondiale. Il fait également la connaissance de Francis Jammes et de Paul Claudel en 1912 ; auteurs dont il mettra les textes en musique. La rencontre avec André Gide exerce aussi une influence importante. Il compose dans ces années des musiques de scène, notamment sur la trilogie « Orestie » d’Eschyle, traduite par Claudel. Il recourt alors à la polytonalité, ce qui devra rester comme l’une des caractéristiques principales de sa musique. Cette amitié entre les deux artistes évolue dans le sens d’une collaboration : Claudel, nommé ministre plénipotentiaire à Rio de Janeiro, propose à Milhaud dedevenir son secrétaire. Milhaud accepte. Il s’enthousiasme alors pour les musiques sud-américaines, qu’il insère dans les ballets « L'Homme et son désir » (1918-1921) et « Le Bœuf sur le toit » (1919-1920) ainsi que dans la suite de danses « Saudades do Brasil » (1920-1921).

De retour à Paris, il est associé par le critique Henri Collet au Groupe des Six, constitué de GeorgesAuric, Louis Durey, Arthur Honegger, Francis Poulenc, Germaine Tailleferre. Le mentor de toute cette équipe est Jean Cocteau. Fort de cette association avec laquelle il écrit notamment la musique des Mariés de la Tour Eiffel (1921), unique œuvre collective du Groupe des Six, grâce à Cocteau, Milhaud est également reconnu dans le milieu parisien pour ses œuvres de jeunesse imprégnées d’influencessud-américaines.

Il officie en tant que chef d’orchestre, critique musical ou même conférencier et il voyage énormément, notamment à Londres en 1920, et aux États-Unis en 1922, où il découvre les rythmes du jazz qui vont profondément l’influencer pour son ballet « La Création du monde » (1923). Il continue à écrire plusieurs opéras sur des livrets de ses amis : « Le Pauvre Matelot » en 1926sur un texte de Cocteau, et « Christophe Colomb » en 1930 sur un texte de Claudel. Il s’intéresse également au cinéma et compose pour le cinéma. Toutefois, ses compositions jouissent d’un succès mitigé, or son opéra « Maximilien » (1932) est accueilli fraîchement à l’Opéra Garnier. Parallèlement, sa vie sentimentale est herureuse par son mariage avec Madeleine, une cousine actrice. Ensemble,...
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