De gaulle

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  • Publié le : 27 mars 2011
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Le Salut des Mémoires de Guerre de De Gaulle parut en 1959, relate les faits survenus lors de la période 1944-1946. Le Général, héros Français de reconnue mondiale retrace la fin de la Seconde Guerre mondiale et l'établissement de la 4e République. Nous demanderons quelle portée littéraire possède cette œuvre à travers le style de l’auteur, mais aussi image du Général lui-même elle nous offre.Pour cela nous étudierons l’image de la France perçue par De Gaulle mais aussi le genre littéraire et la place qu’occupe l’homme dans le Salut.

Les Mémoires de guerre du Général De Gaulle commence par une phrase pleine d’éloquence qui donne aussitôt une vision claire de la personnalité du mémorialiste : « Toute ma vie je me suis fait une certaine idée de la France". Cette phrase possède à lafois le une force d’accroche impressionnante quant à l’ouverture même de l’œuvre, et désigne également la recherche d’un temps perdu. Nous pouvons également nous intéresser à l’adjectif indéfini « une certaine » qui ici, ne possède aucun caractère confus ou évasif mais fait au contraire référence à une idée bien précise du Général : une France Libre dont le nom évoque la grandeur. Il éprouve pour sapatrie une grande admiration et va même jusqu’à la personnifier : ainsi il lui donnera un visage humain et un « corps » (page 7). Elle connaitra grâce à De Gaulle une véritable résurrection « reparaît »enfin (page 69) avant de se « reprendre » (page 67) et de continuer le combat. Possédant une véritable humanité, elle ressent de ce fait la douleur et la souffrance : l’offensive qu’elle subit dansles Ardennes pendant l’hiver 1944 de la Wehrmacht « la touche au plus vif ». D’autres grands personnages reconnaissent ainsi la grandeur de la France et parle d’elle en tant que personne : les Américains au travers de leur président Roosevelt puis Truman, reconnaissait en elle « une captive énigmatique » et par la suite, lorsqu’elle commença à recouvrer des forces « une grande alliée blessée »(page 250). De Gaulle présente donc en tant que femme vivante qui trouve son apogée lors des célébrations faites en l’honneur de la victoire alliée : « La voici vivante, respectée, recouvrant ses terres et son rang, appelée, aux côtés des plus grands, à régler le sort du monde » (page 314).  De Gaulle nous la présente cependant aussi comme une mère « berçant en son chagrin » ses enfants malheureuxpartis au combat (page 51), image maternelle qui met en relief le lien fidèle et indestructible l’unissant à ses citoyens.
De Gaulle est donc persuadé que la France est destinée à la grandeur et ne peut se soumettre. Il utilise un champ lexical religieux pour parler d’elle, donnant une dimension sacrée à son devoir. Il affirme par exemple avoir « foi en elle » (page 67) ou évoque encore « l’âme dela France » menacée par le régime de Vichy. Ainsi patriotisme et amour de la patrie se mêle à la foi, dont le Te Deum à Paris en 1945 dans la cathédrale Notre Dame de Paris en est la preuve. Le terme « œuvre civilisatrice » au connotation religieuse (page 235), relfète la pense de De Gaulle selon laquelle « la fille ainée de l’Eglise » serait dotée du devoir de maintenir la paix et concorde dansle monde. De Gaulle se fait donc le fervent défenseur de la France et de ses droits.
De Gaulle utilise tout au long de ses Mémoires divers procédés dont le but est de sensibiliser le lecteur. Ainsi, il varie notamment dans l’utilisation de divers registres. Bien évidemment, comment qualifier les horreurs qu’a traversée la France sans se servir du registre dramatique : les thèmes abordés dansle Salut portent en soi des connotations dramatiques : « La Libération » (page 7), « L’ordre » (page 114), « la Désunion » (page 279). Cherchant à provoquer de la compassion ainsi que de l’effroi, il dépeint avec minutie les villes dévastées de Villeurbannes (page 18), ou encore de Marseilles (pages 18-19). Le Général parle souvent de pays qui « émerge du fond de l’abîme » (page 7), insistant sur...
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