« De tous les luxes, la culture est celui qui est le moins réservé à l’argent, le plus propre à nier et transcender toute hiérarchie sociale.

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  • Publié le : 23 mars 2011
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Dissertation Générale

« De tous les luxes, la culture est celui qui est le moins réservé à l’argent, le plus propre à nier et transcender toute hiérarchie sociale. » Jacqueline de Romilly(1913), philologue française,
membre de l’Académie française

Dans cet énoncé de Jacqueline de Romilly, philologue française, il est question de la culture. Romilly nous affirme que la culture est un luxeaccessible car, il est le moins réservé à l’argent.

La philologue associe la culture et le luxe. D’après le dictionnaire, la culture est défini comme un développement des certaines facultés de l’esprit par des exercices intellectuels appropriés, c’est donc un ensemble des connaissances acquises. Le mot luxe est il défini comme étant un mode de vie caractérisé par des grandes dépensesconsacrées à l’acquisition des biens superflus.
En associant ces deux mots, Romilly nous affirme que même si le luxe dépend de l’argent, il serait accessible par le moyen de la culture. Elle affirme aussi que grâce à la culture quiconque peut dépasser l’hiérarchie sociale. La culture serait ainsi un moyen d’égalité sociale.
L’utilisation des superlatifs d’infériorité ainsi que de supériorité appuientl’intensité de son propos.
Romilly utilise par ailleurs dans son propos le présent comme temps verbal ce qui attribue à son énoncé une forme de vérité générale.

L’énoncé véhicule l’idée qu’il ne faut pas renoncer à la culture à cause de notre milieu sociale. Au contraire, puisque c’est un des luxes le moins réservé à l’argent, il faudrait en profiter et développer ainsi des facultés multiples denote esprit.
L’intérêt de cet énoncé serait donc la remise en question de la place et de l’accès à la culture dans des milieux sociaux différents. La philologue nous pousse à réfléchir sur est-ce que c’est la culture dans notre société.

Ainsi, cet énoncé soulève des multiples questions. Tout d’abord il faudra se demander pourquoi dit-on que la culture est un luxe. Pouvons- nous dire que cultureet classe social sont associés ?
D’autre part, Romilly nous affirme que la culture est un des luxes le moins cher, et donc que pour être cultivé il faudrait quand même un minimum d’argent. Serait-ce pour cette raison que dans les pays pauvres la culture n’est pas autant développée ?
Enfin, notre discussion se déroule ainsi dans l’ordre des questions qui nous avons soulevées.

Premièrement, nousallons essayer de répondre à la première question : Pourquoi dit-on que la culture est un luxe ?
L’opéra, le cinéma, les musées, les études, les livres, le théâtre, internet, journaux, bref tout ce que peut porter de la culture à notre esprit est dans la majorité des cas payant. Et il est là le luxe, le fait de devoir payer pour avoir de la culture. Certes, le cinéma et le théâtre par exemplesont des lieux plus populaires, accessibles par n’importe quelle classe sociale, car ils sont moins réservés à l’argent. Mais, si on parle d’opéra et des musées, cela devient déjà beaucoup moins accessible à cause des prix surélevés. De plus pour pouvoir apprécier un opéra où rester des heures à contempler un tableau ou une sculpture, il en faut un minimum de culture. Dans L’Assommoir de Zola(chapitre III) les personnages qui sont des ouvriers, sont entraînés à une visite au Musée de Louvre. Ces personnages sont tout d’abord étonnés de la grandeur et de l’architecture de ce musée, puis ils deviennent vite blasés de cette visite. Les ouvriers, ignorants, ne comprennent absolument pas le but et les messages transmis par les œuvres d’art. Dans ce même chapitre les ouvriers sont aussiconfrontés aux regards et rires des personnes de l’haute société qui se moquent d’eux. Il y a eu à ce moment là un sentiment d’infériorité ressenti de la part des ouvriers. La scène la plus déplorable qui démontre leur niveau de culture c’est les ouvriers s’arrêtent devant la toile La Kermesse de Rubens (peintre baroque flamand). A cet instant les hommes ouvriers s’éclatent en rires en faisant de...
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