De l'art de gouverner par la force et par les lois

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UNIVERSITÉ SAINT AUGUSTIN DE KINSHASA

FACULTÉ DE PHILOSOPHIE
B.P. 2143 KINSHASA I
République Démocratique du Congo

[pic]

Julien Silas BUKONOD

Travail de Fin Cycle
Présenté en vue de l’obtentiondu grade de gradué en Philosophie 

Promoteur : Prof. Dr Frédéric-Bienvenu MABASI Bakabana

ÉPIGRAPHE

DÉDICACE

A ma regrettée mère,
Cécile Dikamona Bukonod, à mon regretté père, Joachim Bukonod,
au très cher ami et cadet,
feu Dilfritch Hédibin Venceslas Diafouka,
à mes frangins :Léandre, Sylvestre, Gaëtan, Sévérin, Willy et Brice Bézaire Bukonod,
à mes frangines :
Euphrasie Bukonod, Valentine Tchoucks et Elisabeth Podevin Bukonod,
à mes neveux, nièces et cousins, aux amis des Bukonod,
au regretté Père Antoine Mangenza Motuba, aux scholas populaires du Congo,
aux vertueux garants de la res publica, à tous les machiavéliens,
Hommages rendus.

AVANT- PROPOSPlus il avance en âge, plus la vie s’allonge, l’homme, même s’il est heureux, demeure toujours en quête de ce que Jean Anouilh appelle « le paradis perdu de l’enfance ». Nous nous souvenons de ces beaux jours où, habillé la plupart du temps en culotte et chemise blanches, nous fréquentions la CNSS[1] avec notre père. Dans les soirées éclaboussées par la belle lune, après le dîner, nous nousrelaxions aux bons soins de notre mère, souvent avec un verre de bière frais, savourant ainsi l’amour maternel. Oh ! Il y avait aussi ce temps combien agréable passé aux côtés de notre cher ami et « cadet »[2], avec qui nous faisions les navettes de la maison à l’Eglise Saint François d’Assise de Pointe-Noire (République du Congo), au moins trois fois par semaine. Tant de souvenirs extraordinaires qui,désormais, ne font que partie de l’histoire.
Ayant posé ses lois, la nature nous force à regarder plus en avant qu’en arrière, autrement dit, à changer (de direction) car, d’après John F. Kennedy, « Le changement est la loi de la vie. Et ceux qui regardent seulement dans le passé ou dans le présent sont certains de manquer l'avenir». Comme quoi, le présent et le passé doivent être pris en comptepour prévenir le futur. Cette triade, qu’on a nommée l’histoire, a permis à plusieurs penseurs d’asseoir des idéologies de toutes sortes. Dans cette panoplie de penseurs, vertueux et vicieux, nous avons porté notre intérêt sur le « Diable » Nicolas. N’est-ce pas étonnant ?
En effet, dans l’ « Hudibras » de Samuel Butler (1612-1680), on trouve deux vers qui, d’après Babington Macaulay (1800-1859),stipulent que c’est à cause de Machiavel qu’en Angleterre on aurait donné au Diable le prénom de Nicolas. Les paysans italiens, quelques temps après la mort de Machiavel, disaient de la Casetta en ruines de San Casciano, où Machiavel a rédigé Le Prince, qu’elle était habitée par le Diable. C’est ce diable, que les hommes qui se disent « pieux » - alors qu’ils sont hypocrites - ont nié tout hautpour suivre tout bas, qui fait l’objet de notre réflexion de ce premier cycle philosophique. Ne dit-on pas « Mieux vaut un diable qu’on connaît qu’un ange qu’on ne connaît pas » ? Au fait, le perspicace Machiavel mérite-t-il réellement cette diablerie ? Et si, en fin de compte, les vrais diables sont ces hommes qui ont débaptisé le prophète de la politique ? Dans ce cas, disons avec Moser : SancteMachiavelli, ora pro nobis !

Julien BUKONOD

REMERCIEMENTS

Entreprendre ce travail sans témoigner notre gratitude aux hommes et femmes de bonne volonté qui nous ont prêté main forte, serait faire entorse à Gilbert Keith Chestertone (1874-1936) pour qui le remerciement est « la plus haute forme de la pensée » et la gratitude, « le bonheur doublé par l’émerveillement ». En prime, s’il...
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