De l'esclavage des nègres montesquieu

Pages: 6 (1360 mots) Publié le: 13 octobre 2009
De l'esclavage des nègres,
(De l'Esprit de lois, livre XV, chap V), Montesquieu (1748)

Introduction 

Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu (1689-1755). Philosophe du XVIIIème, il a un idéal de liberté, contre esclavage. Etude de droit d’où le titre de l’œuvre.
De l’esprit des lois traité de sciences politiques, paruen 1748 anonyme ; œuvre condamnée par l’Eglise. Il s’oppose à l’intolérance. Genre : essai. Type de discours : argumentatif, 9 §. Idée principale : Montesquieu dénonce l’esclavage en utilisant registre ironique : il parle comme s’il était esclavagiste, mais ses arguments s’autodétruisent car ils sont absurdes.
Le code noir : 1685, Louis XIV demande que l’on rédige un code noir, ensemble de 60articles de lois : ex : art 2 oblige les esclaves à être baptisés ; doivent aller à la messe dimanche ; tentative évasion on leur coupe les oreilles et on leur tatoue au fer rouge, 2è tentative coupe jarret, 3è : mort. Annonce du plan :
I) Une énonciation révélatrice de l’implication de Montesquieu
II) Les arguments d’ordre économique et historique
III) La dénonciation duracisme
III) La religion mise en accusation

I) Une énonciation révélatrice de l’implication de Montesquieu 

A. Les indices personnels de l’énonciation : Ce texte est destiné à persuader. Pronom « je » = Montesquieu, il s’implique, c’est un essai (cf Montaigne). A la fin du texte « de petits esprits » désigne les philosophes du XVIIIème, dont il fait partie. « Nous »valeur ambiguë ; il désigne les européens, mais il n’en fait pas partie. C’est un « nous » ironique, il fait semblant de parler comme les esclavagistes (cf Montaigne : « mais quoi ils n’ont point de haut de chausse »). Puis il s’adresse au Princes d’Europe, précisément Louis XV, qu’il critique.

B. Les indices spatio-temporels : lieu Europe. Temps : présent indicatif ( problèmecontemporain. 1ère phrase : « si j’avais à soutenir je dirais » : plaidoyer hypothétique. Le conditionnel a valeur d’irréel et non de potentiel. De ce mode conditionnel découle toute l’ironie du texte.

C. Les indices de jugement : Dans un essai l’auteur donne son avis. Voc évaluatif, dépréciatif « exterminé, s’en servir, écrasé, prive ».

II) Les arguments d’ordre économique et historiqueA. Génocide et traite : c’est le 1er argument de l’auteur. Il fait réf au commerce triangulaire avec « europe, amérique, afrique ». Réf à la colonisation, au besoin de main d’œuvre pour les terres à cultiver. Avec « exterminer » réf au génocide des indiens dès C.Colomb. Mais l’arg ne tient pas la route : antiphrase « ils ont dû » est une fausse obligation. De + un crime ne peut justifierun autre crime. Donc en fait l’auteur pense qu’il ne fallait pas tuer les indiens et que la main d’œuvre se paye.

B. Le « prix du sucre » (expression de Voltaire) : au 1er degré c’est vrai qu’il y a un rapport entre prix main d’œuvre et prix sucre ; sucre fait réf au commerce triangulaire (pas comm équitable). Mais l’adverbe « trop » qui exagère et fait sentir l’ironie. Il fait semblantde parler comme un esclavagiste. C’est à partir de ce moment qu’est né le petit déj à la françcaise car les européens des Antilles et Amérique chocolat, café, sucre… Disproportion entre sucre et esclave.

III) La dénonciation du racisme :

A. Le préjugé de couleur : (arguments 3, 4, 5, 6) forte insistance.
• L’esclave est réduit à sa couleur : « nègre » (l.1, 19) • Au premier degré, la couleur de la peau noire est un étonnement réel au XVIII...
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