Depuis quand le front national existe ?

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  • Publié le : 28 juin 2010
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Introduction

.Le Front National est crée le 5 octobre 1972, par des activistes d'Ordre nouveau, ex-Occident. Leur objectif est de réinsérer toutes les familles de l'extrême droite française, des poujadistes aux partisans de l'Algérie française et aux nostalgiques de Vichy, dans le jeu parlementaire. Leur modèle est le Movimento Sociale Italiano (parti se revendiquantfasciste) dont le FN copie l'insigne - la flamme aux couleurs du drapeau national (vert/blanc/rouge pour l'Italie et bleu/blanc/rouge pour le France). C'est Jean-Marie Le Pen qui est appelé à la tête de ce mouvement car il apparaît à l'époque comme la plus « respectable » et la plus consensuelle des figures de l'extrême droite.
Au vu de la première élection présidentielle auquel est confronté leparti, Jean-Marie Le Pen se porte candidat et obtient 0,75% des voix. Pendant dix ans, le FN reste dans l'anonymat le plus total. Ses candidats quelle que soit l'élection ne dépassent pas la barre des 1% des suffrages exprimés. Aux législatives de 1981, il recueille moins de 100 000 voix pour se présenter. Les municipales de 1983 marquent un tournant. Le parti connaît ses premiers succès à Marseille(5,9% des suffrages dans le premier secteur), à Roubaix (9,6%), dans le 20ème arrondissement parisien où la liste de Jean-Marie Le Pen fait 11,3%. Mais ce sont les élections municipales partielles de Dreux, le 4 septembre, qui le sortent de son ghetto électoral. La liste du FN menée par Jean Pierre Stirbois recueille 16,7% des suffrages au premier tour, et fusionne avec la liste UDF-RPR pour lesecond. L'alliance, largement médiatisée et controversée, permet à la droite de battre la gauche en recueillant plus de 55% des suffrages. Elle donne un début de légitimité politique au FN, confirmé par son score de 11% des suffrages exprimés aux élections européennes de 1984 où il dépasse les deux millions d'électeurs. Puis aux législatives de 1986 il frôle les 10% et grâce au changement du mode descrutin - passage d'un mode de scrutin majoritaire à un mode de scrutin proportionnel- il envoie 35 députés à l'Assemblée nationale. Avec le retour au scrutin majoritaire pour les législatives de 1988, le même score ne lui obtient qu'une élue. La règle du scrutin majoritaire pénalise les petits partis et oblige à des alliances au second tour, alliances dont, sauf exception, le FN va être exclu. Laphrase de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz qualifiées de « point de détail de l'histoire de la seconde guerre mondiale », à l'automne 1987, va durablement modifier son image. Entre 1988 et 1998 s'ouvre une seconde phase, celle de la consolidation électorale. A l'élection présidentielle de 1988, Jean-Marie Le Pen dépasse les 4 millions d'électeurs et frôle les 15%, il les dépasse à cellede 1995. Au premier tour des municipales de 1995, il dépasse parfois 30 % des voix notamment en banlieue parisienne et en Provence-Alpes-Côte d'Azur et remporte les mairies de Toulon, Marignane et Orange, auxquelles vient s'ajouter Vitrolles en février 1997, conquise par Catherine Mégret à la faveur d'une élection partielle. Aux législatives de 1997, puis aux régionales de 1998, pour la premièrefois le score moyen du FN atteint celui de Jean-Marie Le Pen aux scrutins présidentiels. Grâce à son délégué général Bruno Mégret, le mouvement d'abord centré autour de la personnalité très médiatique de son leader, s'étoffe et devient progressivement un parti politique à part entière, avec ses sections locales, ses militants, ses écoles de formation, ses organisations satellites. Le frontisme est,lentement, en train de prendre le relais du "lepénisme", quand Bruno Mégret entre en dissidence, entraînant avec lui plus de la moitié des cadres du parti pour créer une formation concurrente, le MNR (Mouvement national républicain) au Congrès de Marignane, le 24 Janvier 1999.
 La scission semble casser net la dynamique électorale du FN. Aux élections européennes de 1998, il ne recueille que...
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