Des ressources naturelles et des crises

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  • Publié le : 12 avril 2010
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Les ressources naturelles sont au cœur de notre modèle de développement et de ses crises. La publication d’un numéro spécial de la revue Altermondes est l’occasion d’un voyage au cœur de ces crises contemporaines.

Il n’y a pas de définition officielle internationale des ressources naturelles, mais la typologie des trois éléments que sont la terre, l’air et l’eau fait loi. On distingueégalement le vivant du non-vivant, et les ressources renouvelables des non-renouvelables. On y a ajoute ensuite les différentes sources d’énergie, c’est-à-dire le mouvement de certaines ressources (le vent ou la force des marées) ou encore le soleil. Ainsi, l’eau, les forêts, les ressources minières, les sols, les ressources halieutiques, … mais aussi le soleil, le vent et la force des marées sont desressources naturelles. La biodiversité est définie comme la diversité naturelle des organismes vivants. Elle constitue la « ressource des ressources » car sans cette diversité, la qualité et la quantité des trois éléments est mise en danger, et donc la qualité et la quantité de toute les autres ressources. Quand on parle de ressources extractives, on pense au charbon, au pétrole, aux diamants, à l’or,au coltan, … Les ressources extractives sont les ressources minérales qui sont généralement extraites de la terre (ou des mers) pour les besoins de nos sociétés. L’eau des nappes phréatiques peut par exemple être considérée comme une ressource extractive qui a contribué à l’élaboration de notre modèle de développement.

Et justement, quel est-il, ce modèle de développement ? S’il nous fallaitle caractériser en trois adjectifs, ceux-ci pourraient être : économique (et financier), mondialisé, et illimité.

Economique (et financier) tout d’abord : les dimensions politiques, scientifiques, culturelles, sociales ou encore environnementales y sont secondaires… Le système occidental qui tend à se généraliser sur la planète est un modèle où « celui qui a le pouvoir est celui qui a l’argent», c’est donc un modèle capitaliste. Il y a bien sûr des variantes à ce modèle, plus ou moins libérales ou sociales, plus ou moins vertes (ou en cours de verdissement).

Mondialisé, ensuite. La mondialisation n’est certes pas un phénomène nouveau, certains datent son origine à la renaissance et aux relations commerciales florissantes de l’époque. D’autres remontent au Moyen Age et à l’époque descroisades. De tout temps, les hommes ont voyagé à la recherche d’espaces nouveaux ou d’opportunités d’échanges. Mais le développement des technologies de transport au 20e siècle et des nouvelles technologies de l’information et de la communication à la fin du 20e siècle ont sans nul doute apporté un nouveau souffle aux mouvements de mondialisation. Aujourd’hui, le monde est un village, je reçoisdes nouvelles instantanées en restant assise à mon bureau, et je voyage très rapidement très loin et à relativement peu de frais. En conséquence, les économies se sont spécialisées, chacun trouvant son créneau. Les pays industrialisés, post-industrialisés ou émergents se spécialisent dans le commerce et les services, et dans la production industrielle, et le monde en développement reste cantonné auxactivités de type primaire : l’agriculture, la pêche et l’extraction de matières premières. Chacun selon ses « avantages comparatifs », nous dit-on.

Illimité, enfin, de par la course aux profits toujours plus importants, de par les quantités de biens produits et consommés aussi. Un peu moins de 7 milliards d’humains sur terre, et suffisamment de produits agricoles pour nourrir tout le monde.On cherche à produire toujours plus, toujours moins cher. La qualité a donc aussi tendance à diminuer… Dans cette frénésie à la production, la conception des ressources naturelles reste celle des matières premières, qui plus est disponibles et en grandes quantités illimitées. Notre modèle ne craint donc ni la surconsommation, ni la surproduction. Et non plus le sur-gaspillage !

Il en va par...
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