Desc addictologie

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FACULTE DE MEDECINE KREMLIN BICETRE
PARIS IX

ANNEE 2007

Mémoire pour le Diplôme d’Etude Spécialisée Complémentaire d’Addictologie

Par

Délia Dascalescu

Née le 8 février 1963

Présenté et soutenu publiquement le

| |
|Étude de la réalisation dusevrage alcoolique en milieu hospitalier : |
|Exemple de l’Hôpital d’instruction des armées Percy, Clamart. |

Directeur de mémoire : Pr. Franck de Montleau
SOMMAIRE

I. Introduction p
II. Etat des lieux en 2005 : données de la Fédération desacteurs
de l’alcoologie et de l’addictologie F3A p

III. Les conséquences sanitaires et sociales de la

consommation d’alcool : données de l’Observatoire français

des drogues et des toxicomanies p

IV. Actions proposées par la Mission interministérielle de lutte
contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) p
V. Le dispositif de soins en France p
VI. Les recommandationsde la Haute Autorité de Santé dans la
prise en charge du sevrage alcoolique p
VI. Les modalités pratiques du sevrage p
VIII. Etude de la réalisation du sevrage alcoolique à
l’hôpital Percy p
1. Objectifs de l’étude p
2. Méthodologie p
3. Résultats p
4. Discussion p
5. Conclusion p
IX. Bibliographie p
X. Annexes p

I. Introduction.

« Le Parlement européen préoccupé par l’augmentation de la consommation d’alcool chez les jeunes »

vendredi 7 septembre 2007.
« Dans un rapport qui vient d’être adopté, le Parlement européen demande à Bruxelles et aux Etats-membres de multiplier les campagnes, de limiter l’accès des jeunes aux boissons alcoolisées et d’encourager l’usage des transports publics oula désignation d’un conducteur. Ecartant l’idée d’un étiquetage harmonisé sur les risques liés à l’alcool, les eurodéputés souhaiteraient dans un premier temps des études plus ciblées sur les liens entre l’alcool et les maladies du foie ou les troubles neuropsychologiques, et bien évidemment les accidents de la route. En Europe, l’ivresse au volant ferait chaque année 17.000 morts. » 05 09 2007Euronews.
Il en aura fallu du temps et des rapports de scientifiques éminents pour que les Pouvoirs publics prennent au sérieux la question du risque alcool.
Parmi ces rapports, il faut d'abord citer celui du professeur Roques, qui assimile l'alcool à une drogue dangereuse, celui des professeurs Reynaud et Parquet, qui met l'accent sur les risques induits par une consommation «socialement réglée »,c'est-à-dire considérée à priori comme non dangereuse, et enfin celui du professeur Pierre Kopp, spécialiste en économie de la drogue, qui pour la première fois chiffre te coût social des drogues.
Or, selon cette étude, l'alcool serait, de toutes les drogues, celle qui coûte le plus cher à notre pays. Les Pouvoirs publics ont-ils tiré les conséquences de ces rapports, qui - faut-il le rappeler,ont fait l'effet de véritables bombes dans les médias.
II. Etat des lieux en 2005 : données de la Fédération des acteurs de l’alcoologie et de l’addictologie F3A
En 2005, 84,8 % des Français interrogés âgés de 12 à 75 ans déclarent avoir consommé au moins une boisson alcoolisée au cours de l’année. La consommation d’alcool reste plus fréquente chez les hommes : si 13,7 % des Français disent enavoir consommé tous les jours, les hommes sont presque trois fois plus nombreux dans ce cas que les femmes (20,3 % vs 7,3 %). L’écart entre les sexes est aussi très marqué en termes de quantités bues : les hommes qui déclarent consommer de l’alcool ont bu en moyenne 2,6 verres dans la journée lors de la dernière consommation, contre 1,8 verre pour les femmes. Le vin reste la boisson alcoolisée la...
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