Descartes meditation 2 ouverture

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  • Publié le : 3 octobre 2010
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Dans ses Méditations Métaphysiques, publiées en 1641, Descartes recherche un fondement, une connaissance sur laquelle bâtir la vérité, à partir de laquelle développer le savoir. Un doute hyperbolique et méthodique est alors mis en place de manière à éliminer toutes opinions incertaines pouvant constituées un obstacle à sa démarche et à ainsi ne conserver que l’indubitable. À ce stade de lapremière méditation, Descartes à déjà rejeter, en constatant l’impossibilité de distinguer rêve et réalité, la perspective de fonder la connaissance sur les sens. Reste alors la question des sciences théoriques, qui ne peuvent pas être réfutées par l’hypothèse du rêve car elle ne reposent en rien sur l’expérience sensible, et celle de l’existence d’un Dieu bon, profondément ancrée dans l’esprit deDescartes et qui lui suggère que l’Homme ne peut être constamment trompé. Il parvient néanmoins à prouver que ces deux opinions majeures ne sont en rien indubitables. Il formule en effet l’hypothèse de l’existence d’un malin génie, d’un être trompeur et puissant qui plongerait constamment l’Homme dans l’illusion tout en lui faisant croire qu’il détient la vérité. Ainsi une vérité aussi évident que deuxet trois font cinq ne serait qu’un simple leurre. En quoi cette idée de malin génie fait elle alors évoluer la pensée de Descartes ? En quoi la formulation de cette hypothèse est-elle une étape importante des méditations ? Dans l’extrait choisi, Descartes est arrivé à la dernière étape du doute hyperbolique. Grâce au malin génie il considère en effet désormais ses anciennes connaissances commefausses, ayant pu lui être insufflées par cette divinité trompeuse. Cette étape le plonge alors dans ce qu’il nomme « ténèbres » et provoque chez lui un doute, cette fois-ci passif et entraîne la peur de ne pouvoir finalement jamais atteindre la vérité.
Dans un premier temps, Descartes semble donc déterminer à se protéger du « malin génie», en considérant toute idée comme fausses et en évitantainsi toute erreur. Mais cette détermination est remplacée dans un second temps par la tentation, celle de retomber dans ses anciennes illusions qui, par contraste, lui font constater la difficulté de sa démarche et envisager l’échec de cette dernière.

Descartes pousse donc en premier lieu le doute méthodique à son paroxysme, se gardant ainsi de toute erreur possible.
Il formule au cours de cepremier paragraphe une résolution ferme et définitive comme le suggère l’emploi du futur de l’indicatif: « je supposerai » , « Je penserai ». Afin de pouvoir remettre en cause toute idée non indubitable, il suppose l’existence d’un malin génie qui tromperait l’Homme dans tous les domaines. L’existence d’un tel être, de toutes pièces imaginé par Descartes dans le cadre du doute hyperbolique, sielle lui semble peu vraisemblable, est néanmoins possible, puisqu’elle n’est en rien contradictoire avec une quelconque vérité. Rien ne prouve en effet qu’il n’y ait pas un tel génie « non moins rusé et trompeur que puissant » plutôt qu’un Dieu tel qu’il l’entendait auparavant, c’est à dire « une souveraine source de vérité ». Cette divinité emploierait alors « toute son industrie à (le) tromper » et« surprendr(ait) sa crédulité » en lui montrant comme des évidences indubitables, de pures illusions. Et ceci s’explique par la « ruse » et la « puissance » de ce malin génie mais aussi par la crédulité c’est-à-dire la tendance naïve qu’à l’Homme de croire. Partant de ce principe, Descartes peut donc douter de tout et ainsi vaincre sa nature naïve. Dans le doute, il considère volontairementcomme erronées ses perceptions « (du) ciel, (de) la terre, (des) couleurs » de toutes « choses extérieures ». Il refuse également d’accepter l’existence de son corps et de tout ses composants. Ainsi, il estime « (croire) faussement avoir toute ces choses » car il ne peut s’empêcher de percevoir le ciel ou son propre corps, ses propres sensations, mais peut néanmoins se convaincre que ce ne sont...
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