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  • Publié le : 25 novembre 2010
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Carrière politique [modifier]
Lancement de Forza Italia et première campagne (1993 - 1994) [modifier]
Silvio Berlusconi se définit comme anticommuniste depuis qu'à l'âge de 11 ans, il a été « agressé par des activistes communistes qui voulaient l'empêcher de coller des affiches »[15]. Il fut par la suite un proche du socialiste Bettino Craxi, parrain de sa fille Barbara et témoin de son mariageavec Veronica Lario, qui participa à son ascension au sein du monde audiovisuel[16].
Il Cavaliere entre pour la première fois dans le débat public italien en apportant son soutien au candidat du Mouvement social italien (extrême droite) à la mairie de Rome, Gianfranco Fini, en 1993.
Le 18 janvier 1994, quatre jours après que le président Oscar Luigi Scalfaro a dissout le Parlement, il annoncela création d'un nouveau parti politique de centre-droit, Forza Italia (« Allez l'Italie »), dans lequel il investit 22 milliards de lires. À cette occasion, il se pose en défenseur de la liberté, de la famille – « noyau principal de la société » –, de la tradition chrétienne et du travail.
Dans une cassette vidéo de neuf minutes, le 26 janvier suivant, il Cavaliere déclare son intention debriguer la présidence du Conseil : « J'ai choisi de descendre sur le terrain et de m'occuper de la chose publique. […] Je ne veux pas vivre dans un pays non libéral, gouverné par des forces immatures et des hommes liés à un passé politiquement et économiquement désastreux.[17] » Deux mois avant les élections générales anticipées, alors que l'opération Mains propres a éliminé du paysage politique laDémocratie chrétienne et le Parti socialiste italien, la coalition de gauche formée autour du Parti démocrate de la gauche est la grande favorite du scrutin[17].
Lors de sa campagne, durant laquelle il fait réaliser plusieurs sondages pour déterminer ses grands axes, Silvio Berlusconi promet de lutter activement contre la criminalité organisée, l'endettement de l'État et le chômage, qui touche plus de11 % des actifs italiens. Il mise aussi sur sa réussite professionnelle, qu'il estime ne devoir qu'à lui, et mobilise ses trois chaînes de télévision, sa régie publicitaire et son groupe éditorial[18]. Dans le même temps, il parvient à rallier la Ligue du Nord d'Umberto Bossi au sein du Pôle des libertés (circonscriptions du Nord et du Centre de l'Italie), l'Alliance nationale de Gianfranco Finidans le Pôle du bon gouvernement (circonscriptions du Sud et du Centre) et le Centre chrétien-démocrate.
Alors que sa candidature suscite le scepticisme de ses adversaires[19], Silvio Berlusconi connaît une soudaine hausse de popularité, arrivant en tête des personnalités que les Italiens souhaitent voir s'installer à la présidence du Conseil[20]. Sorti vainqueur d'un duel qui l'opposait aucandidat de la gauche Achille Occhetto, il s'attaque aux communistes et promet un « nouveau miracle économique ».
Les 27 et 28 mars 1994, massivement soutenu par les classes moyennes (artisans, commerçants, petits chefs d'entreprise), le Pôle des libertés - Pôle du bon gouvernement remporte la majorité absolue à la Chambre des députés (366 sièges sur 630) et la manque de peu au Sénat (156 sièges sur315). Deux mois après sa fondation, Forza Italia s'impose comme la première force politique du pays.
Un novice et homme d'affaires à la présidence du Conseil (1994 - 1995) [modifier]
Soucieux de rompre avec les méthodes de l'ancienne classe politique, il refuse à l'opposition la présidence d'une des deux chambres comme il était d'usage jusqu'ici : le 16 avril 1994, Irene Pivetti est élue à latête de la Camera dei deputati et Carlo Scognamiglio au Senato della Repubblica, avec une voix d'avance sur Giovanni Spadolini[21].
Le 28 avril 1994, Silvio Berlusconi est chargé par le chef de l'État, Oscar Luigi Scalfaro, de former le nouveau gouvernement. Au terme de 11 jours de négociations, la composition du cabinet Berlusconi est dévoilée : sur 25 ministères, Forza Italia se voit attribué...
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