Desirer

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  • Publié le : 13 octobre 2010
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  Si le désir est d’abord un manque, on ne voit pas comment on pourrait ne pas souffrir. Certes un manque peut être plus ou moins ressenti négativement mais en soi il y aurait en luiune douleur. Par exemple, la faim est souvent ressentie comme un creux plus ou moins douloureux au niveau de l’estomac qu’il nous faudrait combler.Mais le désir n’est peut-être queillusoirement une sensation de manque, celui qui jeûne sait très bien que la douleur du manque de nourriture se transforme en euphorie. Le corps n’étant plus axé sur la digestion adans un jeûne de courte durée où il peut disposer de ses propres réserves une énergie disponible plus considérable. En ce cas la sensation de manque n’est donc qu’apparente, il sembleque le désir de jeûner nous libère de le la sensation de manque. Un désir actif, jeûner nous libère d’un désir passif, la faim.L’ascèse donne donc le sentiment qu’on peut convertir ledésir en désir de se libérer du manque illusoire et des souffrances qu’il occasionne. Cependant comme notre exemple du jeûne le suggère, l’ascèse n’est-elle pas morbide ? Un(e)anorexique ne serait-il (elle) pas un ascète qui secrètement rejette la vie et le désir qui la fonde ?Il nous faut donc nous demander si on peut se libérer du désir comme manque sansmorbidité ascétique. Le bouddhisme offre à ce sujet une réponse qu’on pourra discuter. Ensuite si on accepte que nous vivons dans l’immédiat immergé dans le monde du désir et que le désir devivre est positif, comment pourrait-on purifier le désir du désir de mort qui semble inhérent à la vie et qui apporte souffrance et douleur. Enfin notre regard sur la souffrance estpeut-être faux : peut-être devons-nous l’accepter dès lors qu’elle sert l’épanouissement de l’évolution du vivant. L’effort qui implique une certaine souffrance n’est-il pas positif ?
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