Dette pub et traitement 5 et 6

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  • Publié le : 7 avril 2011
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CHAPITRE 5:LA DETTE PUBLIQUE
Elle pèse sur tout le monde et c’est son volume qui est important. Très généralement tous les états peuvent s’endetter autant qu’ils veulent mais à condition qu’ils soient en mesure de payer les intérêts du créancier. Ce qui intéresse le créancier c’’est les intérêts. Tant qu’on les paie ça va bien. Un État n’est pas gêné par le volume de la dette ou lesremboursements mais par le volume des intérêts (monnaie déjà existante ce n'est pas une création monétaire et qui n’est rien d’autre que les impôts). Le vrai critère c’est de comparer le volume des intérêts à payer avec le montant des impôts. C’est cette question qui est à l’origine de la défiance de la Grèce. Par contre le principal, c'est-à-dire les sommes empruntées peuvent toujours être remboursées parun nouveau emprunt. Si un état emprunte pour 5ans :
| 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 |
P1 | 100 | | | | | |
INTERET | 5 | 5 | 5 | 5 | 5 | |
P2 (NEW EMPRUNT) | | 100 | | | | |
| | 5 | 5 | 5 | 5 | 5 |
P 3 | | | 100 | | | |
| | | 5 | 5 | 5 | 5 |
décaissement | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 |

L’argent de la dette ne pose aucun problème. Le problème c’est ce qui sort de macaisse c'est-à-dire les intérêts, on ne peut pas payer des intérêts par des emprunts, la banque refusera. Les 5 doivent être décaissés maintenant. De plus en plus qu’on avance le décaissement devient plus lourd. Ce ne sont pas les petits enfants qui vont les rembourser. C’est la charge de la dette est immédiate c'est-à-dire les intérêts plus la dette augmente plus la charge augmente. Les intérêtssont prélevés sur les impôts. Or les intérêts payés chaque année étaient de 2,5 milliards en 1980 maintenant ils sont de 145 milliards. C’est ce % entre les intérêts et le montant des impôts qui est importante aujourd’hui il est de 15% donc 15% des recettes de l’État serviront au paiement de ces derniers. A ces intérêts des administrations centrales il faut payer les intérêts des communes de lasécurité sociale…
Ce sont donc des impôts qui ne vont pas pour des infrastructures, pour des recherches de développement. Comme ces intérêts sont prélevés sur les impôts tout le monde paie car tout le monde paie des impôts qu’ils soient directs ou indirects confère le principe d’universalité du budget.
Dans le discours médiatique on fait toujours la confusion en disant que c’est le remboursementdu capital qui est important alors que c’est le paiement des intérêts qui est important aussi bien au niveau de l’analyse économique que des banquiers car l’État peut toujours rembourser par un nouveau emprunt. Le capital ne va peser que dans la mesure où plus on emprunte plus le montant des intérêts augmente. La charge c’est les intérêts annuels prélevés sur les ressources réels. Aucun créanciern’accepterait le paiement des intérêts par création monétaire. On va calculer un ratio entre le montant des impôts et le montant des intérêts pour voir si un gouvernement tient le coup. Plus la charge est importante moins il en reste pour assurer les autres dépenses d’où la question de la paix sociale. En France nous payons à peu près 45 milliards d’euros d’intérêt et le gouvernement fédéral paie àpeu prés 400 milliards de dollars sans compter la dette locale. A partit de ce moment là chacun qui paie des impôts (direct comme indirect) contribue au remboursement. C’est quelque chose qui frappe sans distinction de revenu tout le monde. Il faut distinguer deux situations : une situation d’économie fermée et une situation d’économie ouverte.
Au niveau mondial on a 40.000 milliards dedollars de dette publique. En moyenne il faut compter un taux d’intérêt de 4 à 5%. 5%*40000= 2000milliards de dollars d’intérêt c’est à peu prés = au PIB français. Chaque année nous payons au créancier des États cette somme chaque année. Une des stratégies aujourd’hui c’est celle là c’est à, dire au lieu d’aller valoriser le capital par des installations industrielles ou des placements risqués ou...
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