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  • Publié le : 11 mars 2010
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La dispute – MARIVAUX - (1744)

INTRODUCTION

- La société : Très inégalitaire et majoritairement illettrée, elle change cependant en profondeur, profitant d’une paix durable et d’une relative prospérité. Ce peuple qui bouge se heurte à des institutions très figées et sans parler, pour le public bourgeois et aristocratique de Marivaux, d’esprit prérévolutionnaire (il est beaucoup trop tôt),on peut évoquer un goût pour la nouveauté, l’utopie, la remise en cause des anciennes valeurs, l’expérimentation et l’interrogation sur l’état de nature (voir Diderot et son Supplément…). Ces deux dernières notions fournissent d’ailleurs le point de départ l’argument principal de La dispute.
- La pièce dans l’œuvre de Marivaux : Elle se situe après les textes majeurs de l’auteur, à la fin de sacarrière de dramaturge et de romancier. Il peut d’ailleurs être intéressant de faire une comparaison avec la situation initiale de son premier succès : Arlequin poli par l’amour. Pas d’expérimentation dans cette comédie mais la confrontation d’un être fruste (naturel ?) avec l’amour qui va le transformer.
Dans une autre intention et pour rester dans Marivaux, la lecture de la première feuilledu Spectateur français peut éclairer en partie sur les caractères de ses personnages féminins et sur sa position plus moraliste que philosophique.

(Tous les textes de Marivaux cités ci-dessus sont accessibles et récupérables gratuitement sur le site de la BNF Gallica classique.)

- Un écho (ou un avatar ?) au XXIe siècle : Un public convié à une expérience sur des cobayes humains quis’ébattent dans un espace clos fait évidemment penser à certaines émissions de télé réalité. Cette parenté, sur la forme, n’a pas échappé à Catherine Henri qui livre une analyse intéressante de son expérience de professeur de Lettres et d’observatrice de son époque dans De Marivaux et du Loft (P.O.L. 2002)

LA PIÈCE

- Sa carrière : elle est mal reçue à sa création et tombe dans l’oubli jusqu’en 1938pour être vraiment reconnue en 1973 dans la mise en scène - très sombre - de Patrice Chéreau. Plus récemment, Stanislas Nordey en a monté version très différente dont on peut lire l’analyse sur le site Inventaire-Invention
- Sa structure : 1 acte, 20 scènes, 10 personnages et une énonciation à trois niveaux (d’origine baroque et reprise très souvent au XXe siècle) avec enchâssement d’un espacethéâtral (un lieu clos) dans un deuxième espace théâtral (le poste d’observation du Prince et d’Hermianne), le tout destiné à un public.
- Les personnages et leur présence sur scène .

Personnage parlant
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Personnage muet
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|Hermianne| | |
|Une comédie cruelle. |La cruauté vient d’abord de la situation de départ : une |Les didascalies concernant surtout les |
| |expérimentation avec des cobayes humains soumis au |mouvements, le champ del’interprétation |
| |voyeurisme. La cruauté est aussi dans la brutalité du |reste vaste pour un metteur en scène. On peut|
| |premier contact avec l’autre, notamment aux scènes 9 et 10|ainsi donner plusieurs versions, plus ou |
| |ainsi que dans la scène finale, assez confuse, où les |moins sombres, dela dernière scène... |
| |protagonistes sont renvoyés dos à dos. | |
|Une comédie de l’adolescence et |La découverte de soi (sc. 3), le plaisir du regard de |- La scène 4 peut être facilement jouée en |
|de l’apprentissage. |l’autre, l’innocence dans l’expression des...
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