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  • Publié le : 23 mars 2011
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|L’Ingénu de Voltaire Incipit |

Introduction : Le conte philosophique est un genre littéraire apparu au XVIIIème siècle, durant le courant philosophique des Lumières. Il utilise la forme derécit imaginaire véhiculé par le conte pour transmettre des idées et des concepts à portée philosophique. Ce genre littéraire se retrouve notamment sous la plume de Voltaire, grand philosophe français né en 1694, dans l’une de ses œuvres : L’Ingénu, publié en 1767. Ce conte nous décrit les aventures d’un jeune Huron, qui sera surnommé « Ingénu », venant de débarquer sur les côtes Bretonnes, quisera confronté aux préjugés de son époque, notamment au niveau religieux. Le texte que nous nous proposons d’étudier est le début du conte ou Incipit présentant l’arrivée de l’Ingénu et de deux personnages secondaires : l’abbé et Mlle de Kerkabon. Nous verrons ainsi les caractéristiques du contes et ses oppositions dans ce passage, puis la présentation des personnages dévoilant la satireomniprésente dans ce début d’œuvre.
I> Le conte : caractéristiques et oppositions :
a/ Une légende grotesque dévoilant un conte peu commun assez contrasté:
Le conte s’apparente à un récit merveilleux classique en débutant par une légende de la région où se déroule l’intrigue : le « prieuré de la Montagne » en Basse Bretagne. La formule de départ d’un conte est respectée « Un jour » : lecadre temporel flou laisse libre court à l’imagination. De plus, le merveilleux est exploité de par la « petite montagne qui vogua vers les côtes de France » puisque cet événement est impossible à rencontrer en dehors de l’imaginaire. La montagne est même personnifiée car Saint Dunstan lui donne sa « bénédiction » et celle-ci réagit par un mouvement de gratitude : « une profonde révérence » etelle est capable de retrouver son chemin jusqu’en Irlande, pays d’origine du « héros » de cette légende.
Mais le lieu donnée est trop précis pour insister à la rêverie que doivent produire généralement les contes : ici nous nous trouvons dans la « baie de Saint Malo ». Nous remarquons également le choix d’un Saint accomplissant la légende, qui ajoute un caractère divin à ce récit, quis’apparente de moins en moins à un conte classique. Mais ce récit reste tout à fait grotesque puisque l’homme est traité de façon ironique comme un « saint de profession », anaphore inutile puisque de savons de Voltaire parle de Saint Dunstan, et que son mode de transport, sa « montagne », est plutôt ridicule. Ce premier paragraphe est donc le début d’une satire du conte merveilleux.
b/Un contrastefrappant entre merveilleux et réalisme
Ainsi le merveilleux et le réalisme sont en constante opposition dans ce passage. Le peu de « merveilleux » que nous a fourni le premier paragraphe est instantanément rompu par l’expression temporel très précise « En l’année 1689, le 15 juillet au soir » . C’est à partir de ce moment que commence réellement l’intrigue. Le nom des personnages nous sontprésentés : « l’abbé de Kerkabon » et sa sœur « Mlle de Kerkabon ».mmmmmm g => L’histoire devient tellement précise que l’on se demande s’il ne s’agirait pas d’une histoire vraie, puisque nous savons même qu’ils sont sur « le bord de la mer […] pour prendre le frais »
De plus, aucun nom de lieu imaginaire n’est inventé par l’auteur durant le passage « Irlande/Saint-Malo/ Canada/ la baie de Rance ».
c/ Les coïncidences du conte : éléments clé de l’intrigue
Si le cadre spatio-temporel cherche à s’éloigner du merveilleux, le conte est tout de même présent dans le texte étudié de par les coïncidences assez frappantes. Ainsi lorsque Mlle Kerkabon parle avec son frère d’un événement antérieur à l’histoire : analepse, de leur frère et leur belle...
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