Dictature de la minceur

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  • Publié le : 3 mai 2011
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Quelques chiffres 

Selon les résultats obtenus d’un sondage dans le magasine « Elle », l’idéal de la minceur, tel que montré dans les médias et la publicité, compte pour beaucoup dans le désir de maigrir. Ainsi, 83 % des femmes ont répondu vouloir perdre du poids pour avoir une meilleure estime de soi; un critère plus souvent évoqué que le fait de vouloir améliorer sa santé.
De plus, 62 %des françaises ont dit ressentir une pression sociale pour rester minces ou perdre du poids.
Les hommes ne seraient pas épargnés non plus. Les plus jeunes surtout, seraient eux aussi, soumis à des modèles irréalistes qui les rendraient insatisfaits de leur corps et les pousseraient à l’entraînement intensif et à la prise de suppléments.

Une femme sur deux ayant fait un ou plusieurs régimesavoue l’avoir fait parce qu’une personne de son entourage lui a fait une remarque sur son poids ou que le phénomène social et médiatique de la minceur la préoccupait beaucoup.

Le mannequin sur l’image de gauche n’est-il pas plus attirant avec ses formes que le mannequin à droite si rachitique ?

Effet de mode

Aujourd’hui être beau, c’est d’abord être mince. Il est donc naturel que les genssouhaitent correspondre à cette image idéale de la femme et de l’homme actuels.
Il est tout de même étonnant de constater que cette norme est des plus récentes.
En outre, elle ne concerne que la culture occidentale. Ailleurs dans le monde, être gros n’est pas un handicap, au contraire.

La mode des femmes minces a pris naissance après la Seconde Guerre mondiale. À cette époque, la médecineprend conscience du fait que l’excès de poids peut entraîner des troubles cardio-vasculaires et des problèmes articulaires. De plus, comme tout le monde mange à sa fin, être gros ne symbolise plus la richesse.

Dans les années cinquante, soixante ainsi que septante, les couturiers s’intéressent avant tout aux silhouettes minces.
Auparavant, la mode était aux femmes obèses avec des fessesrebondies et des plis sur le ventre. Les gros représentaient la beauté, la richesse, la fécondité et la prospérité.
Les œuvres d’artistes tels que Renoir ou Rubens montrent à quel point ces femmes étaient considérées comme désirables.

Ici, un tableau de Renoir intitulé «Les baigneuses ».
La mode.

Les mannequinsreprésentent cette espèce de symbolisation de la beauté et ce sont elles qui dictent la tendance. Les adolescentes constituent un public particulièrement touché par ce type de représentation, parce qu'elles sont très conformistes, elles cherchent à ressembler à la "normale" et ces normes, ce sont les magazines féminins qui nous les dictent. Mais cette exigence est tellement grande que lesmagazines eux-mêmes sont amenés à retoucher les photos pour produire un corps qui finalement, n’existe pas.

Les modèles de magazines passent leur temps à se fabriquer une silhouette répondant aux exigences des photographes de mode et des grands couturiers.
Ils ont besoin de silhouettes parfaites pour mettre en valeur de vêtements portés près du corps, à la coupe presque masculine ou qui effacent lesformes féminines. Pour eux, seuls les tops ultra-minces dont la carrure est celle d’un porte manteaux, grandes et minces, sont conformes à cette perfection.
Pour y parvenir, certains et certaines, y perdent la santé en s’astreignant à suivre des régimes démentiels.

Les tops models anorexiques, qui tiennent le coup grâce aux médicaments, n’ont pas un sort aussi enviable que l’ont puisse lepenser.

Oui, ultra-maigres, « ultra-parfaites », c’est la référence sociale permanente à laquelle nous sommes confrontés.
Au cinéma, les actrices sont sublimes, à la télévision, les mannequins présentent des shows, dans les revues, les photos retouchées sur papiers glacés sont superbes. Dans les boutiques de mode les vêtements ne pardonnent aucune faute de silhouette.
C’est incontournable,...
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