Discour argumentatif

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  • Publié le : 27 mars 2011
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Le discours argumentatif peut prendre de multiples formes mais son objectif est toujours de soutenir une thèse et d’en convaincre, en persuader ou bien en délibérer avec un destinataire ou tout simplement l’amener à réfléchir sur cette thèse. On peut donc se demander qui de l’essai ou de la fiction a une meilleure portée argumentative. Bien que ces deux formes d’argumentation aient uneefficacité indéniable, elles présentent aussi des limites. Nous verrons donc dans un premier temps l’efficacité argumentative de l’essai et de la fiction puis dans un second temps leurs limites.
On peut dire que le recours à la fiction est le plus efficace car il a une meilleure portée argumentative. En effet, le lecteur peut s’identifier aux personnages et ainsi saisir tous les enjeux du texte. AinsiLa Fontaine dans les fables de La Fontaine utilise des personnages qui ont une portée symbolique et nous apportent une leçon universelle : comme dans sa fable L’homme et la puce où un homme mordu par une puce (qui est ici représentative des petits problèmes des hommes) demande aux dieux d’éradiquer l’espèce ‘’Pour tuer une puce, il voulait obliger Ces dieux à lui prêter leur foudre et leurmassue.’’ Il nous fait ici une critique ironique sur l’égocentrisme des hommes mais dénonce aussi l’aptitude de ceux-ci à solliciter les dieux pour des futilités et leur incompétence à prendre leurs problèmes en main. De plus, on peut dire que le recours à la fiction est efficace car le lecteur fait son raisonnementlui-même et ainsi est plus enclin à l’accepter, ou tout du moins, le prendre en considération. Dans sa fiction L’arme , F. Brown nous raconte l’histoire de Graham, scientifique et père d’un garçon retardé mental, qui élabore une arme ‘’totale’’.Un soir, un inconnu vient chez lui et commence à le questionner sur celle-ci et lui demande s’il pense que ‘’l’humanité’’ est ‘’mûre pour une telle arme’’ ;Graham refuse de répondre et la nouvelle se finit par une chute :l’inconnu a confié une arme à l’enfant ‘’simplet’’. Lorsque son père s’en rend compte, il se dit que ‘’seul un fou’’ ‘’peut donner un pistolet chargé à un idiot’’. Ici le lecteur peut aller plus loin dans la réflexion et comprendre que le pistolet représente l’arme totale ou encore plus largement les applications de la science et lepetit garçon retardé mental représente l’humanité qui n’est pas encore mûre. Ainsi la dernière phrase a un double sens et nous amène sur une réflexion sur les sciences et leurs applications. Le lecteur n’était donc pas forcément conscient lorsqu’il à commencé à lire le texte que l’auteur cherchait à le

persuader, ce qui est en soit un bon outil d’argumentation dans le récit fictif.Mais on peut tout de même dire que le recours à l’essai est efficace, bien qu’il présente moins d’avantage. D’une part les arguments sont énoncés avec une grande clarté. Comme le fait Albert Jacquard dans A toi qui n’es pas encore né(e). Dans cet essai Jacquard s’adresse aux générations futures. Il énonce sa thèse clairement à la fin du premier paragraphe : ‘’l’humanité doit d’abord se méfier d’elle-même’’. Afin d’étayer celle-ci, il énonce tout aussi clairement des arguments comme : une découverte peut se retourner contre les hommes, la cupidité de l’homme pourrait devenir telle que le profit pourrait passer avant l’éthique...Dans un essai les exemples sont souvent réels et courants et ainsi toucher plus le lecteur, et donc avoir une meilleure portée argumentative. Dans l’article inoculation de Jean Tronchin celui-ci est pour l’inoculation et afin de faire réagir le lecteur de l’époque il cite des résultats d’expériences pratiquées en Angleterre à cette période. Tout le monde pouvait donc se sentir touché...
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