Discour sur l'origine des fondements des inegalités parmis les hommes

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 2 (261 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 3 janvier 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
produit que des sons (« cri de la nature ») qui sont liés aux besoins essentiels de l’homme (manger, dormir, etc.).
L’homme à l’étatnaturel n’a aucun contact avec ses semblables : il vit de manière individuelle et indépendamment des autres, et il n’a pas besoin desautres. Du coup, chez les hommes sauvages, il n’y a pas de guerre et de notion de propriété : ils n’aspirent ni à posséder un espaceprivé ni à asservir autrui.
L’homme sauvage est « sujet à peu de passions » : il n’a donc aucune raison de nuire à ses semblables commele fait l’homme social.
Il ne regarde que « ce qu’il cro[it] avoir intérêt à voir » : l’homme sauvage ne voit que ce qui peut répondreà l’un de ses besoins. En ce sens, il ne songe qu’à sa conservation (amour de soi versus amour-propre de l’homme à l’état social, lequelsentiment entraîne, pour Rousseau, la vanité et l’orgueil). Du coup, l’homme à l’état de nature se « suffi[t] à lui-même ».
Enfin,l’homme sauvage n’a que « les sentiments et les lumières propres à cet état », d’où l’absence de passions. Ce type d’homme n’est pasdestiné à vouloir se changer : il n’a pas la faculté de se perfectionner (perfectibilité ; faculté propre à l’homme socialisé). De ce fait,l’intelligence de l’homme sauvage « ne fai[t] pas plus de progrès que sa vanité » : il aspire seulement à sa propre conservation.
tracking img