Discours simone veil

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  • Publié le : 27 novembre 2011
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Suite au génocide juif perpétré par les nazis durant la seconde guerre mondiale, on a commémoré le 27 janvier 2005 à Auschwitz-Birkenau en Pologne le soixantième anniversaire de la libération du camp de concentration du même nom que la ville. C’est dans ce cadre, que Simone Veil, ancienne déportée et membre de l’Académie française, a prononcé ce jour, un discours au nom des anciens prisonniersjuifs. Elle cherche dès le début de son allocution à capter l’attention de son auditoire par un captatio benevolentiae avec l’expression « c’est à vous tous, ici rassemblés, que je m’adresse » De plus, c’est par un registre pathétique et un champ lexical de l’horreur (cf. « assassinés », « gazés » (ligne 10), « brutalement » (ligne13), « persécutés et traqués » (ligne 17)) que l’auteur nous livre untémoignage émouvant. Nous nous demanderons donc quelles sont les caractéristiques de ces camps de concentration. Tout d’abord, pour ce faire, nous évoquerons ces camps comme lieu dans l’histoire du mal ; puis nous parlerons de la mort organisée qui y régnait ; enfin nous chercherons comment ce génocide a pu détruire des âmes humaines.
Dans un premier temps, nous allons montrer en quoi le camp deconcentration d’Auschwitz-Birkenau est un lieu dans l’histoire du mal d’après Simone Veil. En effet, l’Académicienne prononce son discours en Pologne, là où, des années auparavant elle s’était retrouvée emprisonnée avec d’autres déportés. Elle choisit donc d’une certaine manière de revenir sur le passé, on sent dans ses mots qu’il est pour elle très dur d’évoquer les faits mais elle y parvient,on sent de sa part une volonté de le faire comme pour exorciser « le mal absolu perpétré » (ligne 52). Ainsi, elle nous explique qu’elle et ses frères ont été emmenés dans ces « marches de la mort » (ligne 7). Le camp d’Auschwitz apparait alors comme une sorte d’antichambre de la mort apparu à cause des « folies meurtrières » (ligne 51) de certains. De plus, Simone Veil évoque la notiond’esclavagisme. En effet, à la ligne 29, elle nous apprend que certains, dont les rares survivants, sont entrés dans le camp en tant que prisonniers asservis. Or, c’est cette servitude qui leur a permis de survivre pour certains, on en conclut donc qu’il valait mieux être un esclave de SS qu’un simple déporté. Chose atroce si l’on considère que l’esclavagisme est aujourd’hui interdit dans presque tous lesEtats du monde et qu’à l’époque il semblerait donc que l’on pouvait qualifier les esclaves de privilégiés puisqu’ils survivaient plus facilement. Auschwitz-Birkenau apparait donc ici comme un symbole des idées nazies de l’époque : un lieu de haine, d’antisémitisme, de racisme et d’intolérance.
Dans un second temps, nous allons démontrer en quoi nous avons à faire avec ces camps de concentration àune mort organisée. L’auteur de Une Vie nous enseigne que « Plus d’un million et demi d’êtres humains » ont été assassinés dans ces camps de la mort à la ligne 9. De plus, ils ont été « persécutés et traqués dans les coins les plus reculés de la plupart des pays du continent européen », on a donc affaire à une véritable chasse à l’homme. Cependant, cette traque reste non-aléatoire puisqu’elle neconcerne que certaine population : c’est donc un pogrom. Le discours nous apprend aussi qu’une fois ces humains déportés, certains étaient déjà prédestiné à mourir car choisi pour être les cobayes d’expériences atroces et inhumaines… Simone Veil fait donc allusion ici au médecin nazi Mengele (ligne 15) et à ses expériences réalisées sur des victimes bien choisie comme avec le cas des jumeaux parexemple sur lequel il s’est acharné. L’apparition du nom du médecin allemand permet ici d’ancrer un peu plus le discours dans une époque. Enfin, l’Académicienne nous montre que personne n’était épargné, pas même les enfants… Elle pose donc une question à laquelle elle se permet elle-même de répondre: « Que serait devenu ce million d’enfants juifs… ? », cela donne une dimension pathétique au...
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