Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité des hommes

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 3 (548 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 7 mars 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Historiquement
Cet essai philosophique fut commencé en 1752 et publié en 1755, en réponse à un sujet de l'Académie de Dijon intitulé: « Quelle est l'origine de l'inégalité parmi les hommes et sielle est autorisée par la loi naturelle ? »

Sa participation au concours est dans la continuité du Discours sur les sciences et les arts pour lequel il avait déjà été primé en 1750 par cette mêmeacadémie, mais cette fois ci il fut quelque peu critiqué... Notamment par Voltaire dans une lettre datée du 30 août 1755, et dans laquelle il écrit : « J'ai reçu, Monsieur, votre nouveau livre contre legenre humain (...) On n'a jamais employé tant d'esprit à vouloir nous rendre bêtes, il prend envie de marcher à quatre pattes quand on lit votre ouvrage. »

C'était précisément ne pas comprendrel'entreprise de Rousseau, et le statut nouveau qu'une telle entreprise fait porter à la fiction théorique d'un "état de nature", dont la vocation est de permettre la critique sociale en séparant laquestion de l'origine (en fait) de l'inégalité de celle de son fondement ou plus précisément de son absence de fondement (en droit), tout en ouvrant l'espace d'une distinction explorée plus tard dans leContrat social entre réalité du pouvoir et autorité légitime.

Ce discours a valu à Rousseau une condamnation religieuse, puisque le clergé lui reprochait de nier le péché originel, c'est-à-dired'adhérer au pélagianisme.

Présentation
Le discours sur l'origine de l'inégalité parmi les hommes est un essai philosophique d'une centaine de pages environ, richement annoté par l'auteur, introduit parune lettre de louanges à la République de Genève ainsi que par une préface de l'auteur datée du 12 Juin 1754.

Il est accompagné, dans beaucoup d'éditions récentes, d'un virulent échange entreVoltaire et Jean-Jacques Rousseau où le premier fustige la vision optimiste de la nature humaine du second, ainsi que sa vision de l'homme en société.

Le texte, enfin, est amené par la question de...
tracking img