Dissert: peut-on tout photographier?

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  • Publié le : 15 juin 2010
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Dissertation : « Peut-on tout photographier ?? »

Aujourd’hui nous vivons dans un monde où l’image fait partie intégrante de la société. L’image d’une personne mais également l’image d’un événement. Le magazine français VSD en a d’ailleurs fait son slogan : « le poids des mots, le choc des photos ». En effet, tous les jours, nous pouvons voir sur internet, ou dans les journaux, des imageschoquantes, qui nous interpellent, nous bouleversent. Ou encore, la photo du dernier suspect d’un crime, accompagné de slogans dramatiques. Nous nous pencherons sur ce qui est devenu, le « business de l’image », et qui ne cessent de susciter la polémique, la controverse au sein de notre communauté. Pour ce faire, nous devons, nous poser les questions adéquates. Dans quelles mesures notre image peutelle nous nuire ? Quelle est la cause de cette course à l’image ? Pourquoi l’image crée-t-elle la polémique ? En gros, nous pèserons le pour et le contre afin de permettre de répondre à la grande question : « peut-on tout photographier ? »

Tout d’abords, je prendrai l’exemple récent, du « chirurgien des stars », Stéphane Delajoux qui a été pris dans la tourmente médiatique, depuis l’opérationqu’il a effectuée sur Johnny Halliday, en novembre dernier. En effet, suite à cette opération, Johnny a connu plusieurs complications, et a même du être ré-interner lors de son séjours à los Angeles. Son médecin a directement été mis en cause, déclaré coupable et s’est fait prendre d’assaut par une horde de journalistes et de photographes. Alors que plusieurs canards révèlent que Johnny aurait putprovoquer son état, par la prise d’alcool ou de drogues, l’affaire n’étant qu’en cours, le docteur Delajoux voit sa vie ruinée, son visage connu de tous maintenant, il s’est déjà fait agressé plusieurs fois. Cette course à l’information, ces images lancées à tout-vas n’ont contribuées qu’à avilir une vie. Devons nous toléré que l’on travestisse notre image pour qu’une bande de sots puissent gueuler ?Personnellement, je ne le pense pas.

Par ailleurs, il ne s’agit pas d’un cas isolé. Cela revient à remettre en question la capacité de beaucoup de journalistes, à traiter l’information. Travaillant avec les photographes, pour des sociétés de presse people ne cherchant le succès que dans la polémique, n’hésitant pas à mêler ragots et photos scandales afin d’en retirer un meilleur prix, carl’image ça rapporte ! Prenons l’exemple du magazine « People », qui plébiscite même ses mises en accusation pour abus du droit d’images. Car, plus c’est indiscret, plus c’est malveillant, plus les gens achètent et enrichissent ces fournisseurs de bêtises, principal cause de ce grand débat sur le droit à l’image.

En fait, Les photographes, quel que soit le domaine dans lequel ils exercent, sonttributaires de règles dont les limites sont sans cesse testées, la loi suivant en général avec du retard, l’évolution des mœurs, certaines ne sont pas appliquées parce qu’elles ne correspondent plus aux usages du moment, d’autres émergent, à partir de jurisprudences rendues par les tribunaux. Des photographies peuvent être publiées pendant des dizaines d’années et être ensuite interdites, ou aucontraire être diffusées après une période de confidentialité.

Cependant, « une image vaut parfois mieux qu’un long discourt ». En effet, bien souvent, le meilleur moyen que l’on trouve pour rapporter la situation d’un événement c’est une photo. Seulement, lorsque la situation est désastreuse, la photo qui la suit est elle-même horrible, voire troublante et est sujette à la polémique. Comme cela a étéle cas lors de la sortie de la photo de cette petite vietnamienne, en pleur, nue, brulée, après une extermination au napalm. Cette parution a créé une émulation de l’opinion publique et la guerre fut arrêtée. Donc l’image porte un rôle moralisateur, elles permettent de mesurer la hauteur du drame des événements.

De plus, si l’on réfléchi à l’inverse, et que l’on supprime toute...
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