Dissert

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  • Publié le : 11 décembre 2010
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Le roman et ses personnages : visions de l'homme et du monde
La mort du personnage 
ou le manque de savoir vivre de l’auteur 
ou la mort mise en scène
Prolongements au groupement de textes:
Lecture cursive de trois œuvres permettant de prolonger la problématique et d’ouvrir le genre du roman à d’autres genres littéraires
III- Bernard-Marie Koltès, Combat de nègre et de chiens, 1983-1989C’est une pièce du théâtre contemporain. Le propos sera ici, au-delà de la comparaison des deux genres, théâtre et roman, de comparer la construction de la pièce autour de la mort et de sa valeur.
- La place de la mort dans l’œuvre : 
Voici un résumé de la pièce, retrouvez à quels passages précis correspondent les phrases de ce résumé. Repérez dans la construction de la pièce les passages où l’onparle du mort et des aboiements du chien, montrez la progression jusqu’à l’explosion. 
« Combat de nègre et de chiens repose sur l’outrage : non seulement un homme est mort, dans des conditions obscures, mais son corps a été jeté aux égouts. A partir de là, un monde explose – comme le symbolise le feu d’artifice final – celui du chantier conduit par des hommes blancs en Afrique noire.
C’est à laconfrontation de deux univers fondés sur des perceptions différemment hiérarchisées du monde et de la vie humaine que nous sommes conviés. Cette confrontation pousse les individus hors d’eux-mêmes et révèle leur part la moins policée, la plus sauvage, si bien qu’aucun des quatre ne peut en sortir indemne. » 
http://www.evene.fr/culture/agenda/combat-de-negre-et-de-chiens-14302.php
- La place dela mort dans l’œuvre : le point de vue de l’écrivain B.M. Koltès et d’un metteur en scène Jacques Nichet.
Vous comparerez les propos des deux textes qui suivent en distinguant ce que dit chacun des auteurs du rôle de la mort, de l’importance des univers spatial ( le camp, la maison…) et sonore (les cris des gardes, les aboiements du chien…) , du visible (la nuit, Alboury) et de l’invisible (lemort, les gardes, Alboury, le chien…). 
Comment ces éléments participent-ils à la montée en tension jusqu’à la mort finale, dans la pièce, et dans la mise en scène de J. Nichet ?
- La vision du monde par le dialogue théâtral :
Dans les deux textes qui suivent, vous direz quelle vision de l’Afrique B.M. Koltès puis J. Nichet ne veulent pas donner à travers la situation et les personnages de lapièce. A quelle vision du monde renvoie plutôt l’espace clos du village des blancs ? Quelle vision du monde est donnée à travers les gardes ? Comment comprenez-vous l’expression de J. Nichet « l’envers du monde » ?
Voici le texte de Koltès qui apparaît en 4° de couverture (Editions de minuit) :
Combat de nègre et de chiens ne parle pas, en tous les cas, de l’Afrique et des Noirs - je ne suis pas unauteur africain -, elle ne raconte ni le néocolonialisme ni la question raciale. Elle n’émet certainement aucun avis.
Elle parle simplement d’un lieu du monde. On rencontre parfois des lieux qui sont, je ne dis pas des reproductions du monde entier, mais des sortes de métaphores de la vie ou d’un aspect de la vie, ou de quelque chose qui me paraît grave et évident, comme chez Conrad par exemple,les rivières qui remontent dans la jungle… J’avais été pendant un mois en Afrique sur un chantier de travaux publics, voir des amis. Imaginez, en pleine brousse, une petite cité de cinq, six maisons, entourée de barbelés, avec des miradors ; et, à l’extérieur, avec des gardiens noirs, armés, tout autour. C’était peu de temps après la guerre du Biafra, et des bandes de pillards sillonnaient larégion. Les gardes, la nuit, pour ne pas s’endormir, s’appelaient avec des bruits très bizarres qu’ils faisaient avec la gorge… et ça tournait tout le temps. C’est ça qui m’avait décidé à écrire cette pièce, le cri des gardes. Et à l’intérieur de ce cercle se déroulaient des drames petits-bourgeois comme il pourrait s’en dérouler dans le seizième arrondissement : le chef de chantier qui couchait...
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