Dissert

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  • Publié le : 24 mars 2010
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Faut-il réduire la dette publique ?
Nous allons nous demander si le processus de la réduction de la dette publique, peut être entamé dans n’importe quelle situation économique, c'est-à-dire en temps de récession ou en temps de forte croissance ? Y’a-t-il un moment idéal pour faire baisser la dette publique ?
La baisse des dépenses publiques se traduirait par un effet dépressif sur lacroissance, qui tendrait à creuser le déficit conjoncturel. Il est d’ailleurs symptomatique que le rapport ne propose pas de simulation montrant les effets macroéconomiques de cette stratégie. Elle ne peut être entreprise qu’en période de forte croissance ou couplée à une forte impulsion monétaire.
FAUT-IL REDUIRE LE DEFICIT BUDGETAIRE ?
Introduction :
_ Amorce = Le projet de loi de financepour l’année 2009 prévoit un déficit de 52 milliards d’€, soit 2,7% du PIB. Le
gouvernement français pense que l’équilibre budgétaire ne sera pas atteint en 2012 (soit un déficit de 0,5% du
PIB) alors qu’il avait promis à la Commission européenne d’atteindre cet équilibre en…2004.
_ Problématique = Comment expliquer que les dépenses publiques de l’Etat français soient supérieures auxrecettes
fiscales depuis les années 1970 alors que d’autres pays européens sont arrivés à équilibrer leurs comptes et
même à avoir des excédents ? Y-a-t-il une nécessité urgente à équilibrer les comptes de l’Etat ? Pourquoi l’Union
européenne limite-t-elle les déficits publics, (ceux de l’Etat et des autres administrations publiques) à moins de 3%
{text:soft-page-break} du PIB et réclame leretour à l’équilibre lorsque la croissance redémarre ?
_ Annonce du plan = Après avoir expliqué pourquoi il serait bon que l’Etat français rééquilibre rapidement ses
comptes, nous montrerons que le déficit budgétaire peut avoir son utilité.
1 – LA REDUCTION DU DEFICIT BUDGETAIRE FRANCAIS EST UN IMPERATIF ECONOMIQUE
A – LA THEORIE LIBERALE CONDAMNE LES DEFICITS BUDGETAIRES
Phraseintroductive = Pour les libéraux (classiques, néo-classiques, monétaristes…), le marché est l’institution qui
régule le mieux l’économie. Toute intervention de l’Etat, au-delà de ses missions d’Etat-Gendarme (armée, police, justice),
perturbe les lois du marchés et ont plus d’effets négatifs que positifs pour l’économie (Doc 5).
_ Ainsi, pour financer son déficit, l’Etat va emprunter descapitaux et ponctionner l’épargne nationale. Il va en résulter
une hausse du taux d’intérêt (forte demande de capitaux) et une pénurie d’épargne (réduction de l’offre) pour les
entreprises privées qui ne vont pas pouvoir financer leurs projets d’investissement. C’est « l’effet d’éviction ». Le
déficit de l’Etat va donc ralentir la croissance alors que pour les keynésiens il avait l’objectifinverse (Doc 6).
_ De même, tout déficit budgétaire actuel se traduira tôt ou tard par une hausse des impôts pour rembourser la dette.
Les agents économiques anticipent cette hausse des prélèvements et se mettent à épargner en prévision. Ils
réduisent donc leur consommation ce qui va ralentir la croissance. On peut observer que les prélèvements
obligatoires en France ont progressé d’unpoint entre 2002 et 2006 en passant de 43% du PIB à 44% (Doc 2). Le
déficit budgétaire est donc générateur de prélèvements supplémentaires.
_ Enfin, trop d’impôt tue l’impôt. A force d’augmenter ses prélèvements, l’Etat va décourager les activités des agents
économiques. Les salariés ne vont pas être incités à travailler davantage si l’Etat leur confisque le surplus de
revenus. Lesentreprises ne vont pas être incitées à investir si leurs profits sont ponctionnés par l’impôt. La fraude
et l’évasion fiscale vont augmenter. L’Etat va donc se retrouver avec moins de recettes fiscales ce qui va aggraver
son déficit (courbe de Laffer) (Doc 6).
Conclusion partielle = les effets pervers du déficit budgétaire sont trop grands pour qu’il puisse être considéré comme
un...
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