Dissert

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  • Publié le : 13 novembre 2011
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le théâtre élisabéthainLe théâtre élisabéthain désigne le mouvement théâtral qui s'étendit de la fin du XVIe et du début du XVIIe s. en Angleterre, essentiellement à Londres, sous les règnes d'Élisabeth Ire, de Jacques Ier et de Charles Ier. Dominé par la figure de Shakespeare, il correspond à l'âge d'or du théâtre anglais.
Violent, irrespectueux et impudique, en rupture avec toutes les règlesconventionnelles, le théâtre qui s'épanouit à Londres à partir des années 1570, déploie ses sanglants récits historiques à ciel ouvert, dans les arènes d'édifices nouveaux. Grâce à Shakespeare, son principal représentant, qui a exploré tous les genres, il ne cesse d'enflammer les renaissances de l'art théâtral : une esthétique très libre, qui est parfois qualifiée de « baroque », par opposition àl'esthétique classique – soumise à de strictes règles –, va s'imposer au XVIIe s.
L'espace théâtralAvant la fin du XVIe s., il n'existait pas d'édifices spécialement affectés au théâtre. La vie théâtrale était composée de survivances des « mystères » religieux du Moyen Âge, de jeux, de tournois et d'entrées princières dans les villes, de ballets ou de cérémonies de cour, du théâtre des collèges etdes universités et de représentations données dans des cours d'auberge ou dans des arènes.
Les édificesDe même que le patio des demeures espagnoles, qui a souvent abrité des représentations, a fourni le modèle architectural des corrales – les premiers théâtres construits en Espagne à la même époque –, de même la cour d'auberge, entourée de galeries, sert de modèle architectural aux premiersthéâtres construits sous le règne d'Élisabeth Ire. C'est un charpentier, James Burbage, devenu ensuite acteur, qui construit en 1576 le premier théâtre important, The Theatre, sur le modèle d'un premier édifice londonien, le Red Lion. Ces deux théâtres publics sont à ciel ouvert. Burbage fait transformer une salle du prieuré des Blackfriars, à Londres, en salle de spectacle privée, réservée d'abord à uncercle d'initiés, puis à une élite assez aisée pour payer l'entrée. Dès 1600, il y aura cinq théâtres publics à Londres ; d'autres suivront : le Curtain, la Rose, le Swan, le Globe (situé au bord de la Tamise, il pouvait contenir jusqu'à 2 000 personnes), la Fortune et le Hope.
La scèneLa scène élisabéthaine, fondamentalement différente de la scène frontale à l'italienne, répandue en Italie eten France, est logée dans un édifice à ciel ouvert, de forme polygonale (le Red Lion) ou circulaire (le Swan et le Globe) ; celui-ci enserre un espace central, l'équivalent d'une arène entourée de galeries, sur trois étages, où se tenait le public. Une vaste aire de jeu – le proscenium (apron, ou platform) – s'avance dans cette arène ; les acteurs sont donc entourés par le public, sur trois côtés.Adossée au mur du fond, à l'arrière du proscenium, une petite scène couverte par un auvent de chaume peut être fermée par un rideau ; elle est surmontée d'un étage servant le plus souvent de rempart ou de balcon. Un troisième étage accueille généralement des musiciens. Les théâtres privés, couverts, offrent aussi une vaste et profonde aire de jeu dans une salle de forme rectangulaire.Scénographie et dramaturgieLa pluralité des espaces scéniques permet des changements de lieu et de séquence parfois très rapides. Les lieux successifs de l'action (palais, forêt, lande, camp militaire, place, etc.) sont évoqués par quelques accessoires réalistes, le caractère des entrées, le ton et le costume des comédiens.
   À la différence de la scène frontale à l'italienne, sur le proscenium élisabéthainl'acteur est au milieu du public populaire, qui assiste au spectacle debout dans l'arène. Vu de face et de côté aussi bien que de dos, il est donc plus engagé physiquement, et son jeu est plus gestuel et codé que travaillé dans la finesse de l'intériorisation. Plutôt qu'un personnage mimétique, l'acteur est une figure troublante et provocatrice (comme Hamlet s'adressant à sa mère ou à...
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